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COP25 : les héros du climat

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Le combat pour le climat se fait au jour le jour. Des citoyens s’activent au quotidien pour lutter contre les changements climatiques. Ils sont militants, autochtones, scientifiques, économistes, écologistes ou avocats. Ils tentent à leur façon de répondre à l’urgence climatique et de mettre de la pression sur les décideurs politiques afin d’accélérer l’action. Notre envoyé spécial à la COP25 à Madrid en a rencontré quelques-uns.

Portrait de Maurice Mokulu avec un petit drapeau de la République démocratique du Congo.

Maurice Mokulu, directeur de l’ONG Visaco, qui forme des brigadiers forestiers en République démocratique du Congo.

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Maurice Mokulu, directeur de l’ONG Visaco, qui forme des brigadiers forestiers afin de protéger la forêt en République démocratique du Congo (RDC), la deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie.

La meilleure façon de lutter contre les changements climatiques, c’est de lutter contre la pauvreté. Si les paysans de la RDC coupent la forêt, c’est parce que c’est leur seul moyen de subsistance. Si on les aide à sortir de la pauvreté, ils arrêteront de couper les arbres.

Hanan Mutwakil souriant à la caméra.

Hanan Mutwakil, du Programme des Nations unies pour le Développement.

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Hanan Mutwakil, chargée de mission au bureau du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Soudan.

« Le plus grand défi climatique, c’est la pauvreté. La vaste majorité des Soudanais qui vivent en région rurale dépendent de l’agriculture pour vivre. Les changements climatiques bouleversent leur mode de subsistance, leur mode de vie. »

David R. Boyd parle derrière un micro sur une scène.

David R. Boyd, l’émissaire spécial des Nations unies pour les Droits de l’homme et de l’Environnement.

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

David R. Boyd, Canadien, émissaire spécial des Nations unies pour les Droits de l’homme et l’Environnement. L’été dernier, il est allé aux îles Fidji après le passage du cyclone Winston, un voyage qui l’a transformé.

« Certains endroits, qui étaient jusqu’à récemment de véritables paradis terrestres, ont dû évacuer en raison de la montée des eaux et de la pénétration de l’eau salée dans les terres. Le passage de puissants cyclones ces dernières années a transformé des villes en bidonvilles, où la matière fécale flotte dans les mares d’eau. Fidji a aujourd’hui un des taux de choléra les plus élevés au monde. C’est la raison pour laquelle les changements climatiques sont une grande menace aux droit humains ».

Alexandria Villasenor souriant à la caméra.

Alexandria Villasenor, 14 ans, militante pour le climat, la « Greta » des États-Unis.

PHOTO : RADIO-CANADA / ÉTIENNE LEBLANC

Alexandria Villasenor, 14 ans, militante, surnommée la « Greta Thunberg » des États-Unis.

Après avoir rendu visite à sa famille en Californie en pleine période de feux de forêt en 2018, elle souffre d’asthme. Inspirée par la célèbre militante suédoise, elle manifeste tous les vendredis devant le siège social des Nations unies à New York depuis le 14 décembre 2018 pour dénoncer l’inaction climatique.

Les enfants sont ceux qui souffriront le plus longtemps des effets des changements climatiques. Les dirigeants de la planète ne prennent pas les actions nécessaires, car les émissions de gaz à de serre (GES) augmentent sans cesse. Nous les tenons pour responsables.

Scott Gilmore souriant à la caméra.

Scott Gilmore, avocat-conseil au cabinet Hausfeld.

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Scott Gilmore, avocat travaillant dans le grand cabinet Hausfeld. Il a aidé 16 adolescents à saisir le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, chargé de surveiller la Convention relative aux droits de l’enfant, pour dénoncer les politiques climatiques de sept États, dont le Canada, la Norvège, la France et l’Allemagne.

Il faut tenir les leaders climatiques de la planète pour responsables, car si des pays comme la France ne veulent pas mettre en place des politiques qui répondent à ce que nous dit la science, pourquoi les autres pays le feraient-ils? C’est une question de respect de la vie au regard d’une convention internationale pour le respect des droits de la personne.

Nkosilathi Nyathi et Pablo Morente discutent sur une scène.

Les deux jeunes militants pour le climat Nkosilathi Nyathi (gauche) et Pablo Morente (droite).

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Nkosilathi Nyathi, 16 ans, militant pour le climat au Zimbabwe

« Nos dirigeants sont dix ans en retard sur la réalité. Ils ont besoin de nous, nous avons besoin d’eux. Ils doivent nous écouter davantage, entendre ce que les jeunes, qui vont vivre avec les changements climatiques au cours de leur vie, ont à dire. Nous portons une réalité qu’ils doivent reconnaître ».

Caroline Brouillette, experte en changements climatiques chez Équiterre.

Caroline Brouillette, experte en changements climatiques chez Équiterre.

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Caroline Brouillette, experte en changements climatiques chez Équiterre. C’est elle qui remplace Steven Guilbeault, qui occupait ce poste avant de se lancer en politique.

« Le problème du Canada, c’est que c’est un acteur collaboratif, qui joue un rôle important à l’international, mais à la maison, malheureusement, on n’adresse pas l’éléphant dans la pièce, qui est l’expansion continue du secteur pétrolier et gazier. On ne peut pas se targuer d’être un leader climatique et de continuer à favoriser cette industrie-là ».

Léa Ilardo souriant pour la caméra.

Léa Ilardo, porte-parole du collectif « La planète s’invite à l’Université ».

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Léa Ilardo, étudiante à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, co-porte-parole du collectif « La planète s’invite à l’Université » et l’une des organisatrices de la grande manifestation pour le climat le 27 septembre à Montréal, où des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue.

Il y a un tel décalage entre ce que les jeunes demandent, entre ce que la société civile réclame, et ce qui se passe dans les négociations. On a vraiment l’impression que les décideurs politiques ne ressentent pas du tout l’urgence climatique qui nous est décrite par la science. C’est vraiment très démoralisant.

Portrait de Nina Gualinga qui regarde droit devant elle.

Nina Gualinga, leader autochtone Kichwa de la communauté de Sarayaku en Amazonie équatorienne.

PHOTO : RADIO-CANADA / ÉTIENNE LEBLANC

Nina Gualinga, leader autochtone Kichwa de la communauté de Sarayaku dans l’Amazonie équatorienne, Équateur

Les peuples autochtones sont en première ligne de la crise climatique. Les compagnies pétrolières qui sont responsables du problème climatique viennent détruire nos terres pour exploiter les ressources pétrolières. Notre peuple a toujours protégé ces terres et laissé les énergies fossiles dans le sol, c’est là que se trouve la solution. On ne peut pas lutter contre les changements climatiques sans respecter les droits des autochtones.

Hector Martin Manchi portant une tenue traditionnelle autochtone péruvienne.

Hector Martin Manchi, de l’Association régionale des peuples indigènes de la Selva Central.

PHOTO : RADIO-CANADA / ÉTIENNE LEBLANC

Hector Martin Manchi, Association régionale des peuples autochtones de la Selva Central, Pérou.

Notre plus grand défi, c’est la préservation de la biodiversité. La perte des animaux, de la flore, des plantes médicinales, des rivières, etc. Les pays développés veulent exploiter notre territoire. Mais nous poursuivons la résistance pour assurer notre existence.

Jean Jouzel regarde la caméra.

Le climatologue français de renommée mondiale, Jean Jouzel.

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Jean Jouzel, climatologue français de renommée mondiale, conseiller de multiples gouvernements français et pionnier qui a commencé à faire de la recherche sur les anomalies climatiques dans les années 1970.

Mon regret, c’est de ne pas avoir eu de Greta Thunberg dans les années 2000, parce que justement, on n’a pas réussi à se faire entendre. L’alerte a déjà été donnée il y a une trentaine d’années, mais on n’a pas réussi à se faire entendre.

Yamide Dagnet souriant pour la caméra.

Yamide Dagnet, chercheuse pour le World Resource Institute, un groupe de réflexion américain basé à Washington.

PHOTO : RADIO-CANADA / ETIENNE LEBLANC

Yamide Dagnet, Guadeloupéene, ingénieure chimique de formation, chercheuse au World Resource Institute, un des plus gros groupes de réflexion américains sur la question climatique et énergétique, situé à Washington.

La question des changements climatiques affecte tout le monde. De fait, je ne peux même pas partager avec le reste de ma famille la moitié de ce que je vois dans mes recherches tellement c’est déprimant, tellement c’est brutal. On est au bord du gouffre et on continue à se diriger et à vouloir tom

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Mise à jour économique: déficit fédéral plus élevé que prévu cette année

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OTTAWA — La mise à jour économique du gouvernement fédéral prévoit un déficit plus élevé que prévu, qui devrait diminuer de plus de la moitié d’ici cinq ans.

Les estimations budgétaires d’Ottawa dévoilées lundi prévoient un déficit de 26,6 milliards $, soit près de sept milliards de plus qu’annoncé au dernier budget.

Le déficit devrait se creuser davantage à 28,1 milliards $ en 2020-2021, pour ensuite diminuer de façon progressive jusqu’à atteindre 11,6 milliards $ en 2024-2025.

Mais aucune promesse ne figure dans le document pour le moment, sauf l’allègement fiscal déposé la semaine dernière.

Les projections font état d’un Transfert canadien en matière de santé qui devrait passer de 40,4 milliards $ en 2019-2020 à 48,6 milliards $ en 2024-2025.

Si ces chiffres se concrétisent, il s’agirait d’une augmentation d’un peu plus de 3 % par année, alors que les provinces et territoires demandent une augmentation de 5,2 % par année. Le ministre Morneau doit rencontrer ses homologues provinciaux et territoriaux lundi soir et mardi.

Questionné au sujet de leur demande de hausser les transferts en santé, M. Morneau fait valoir qu’il compte entendre ce que les ministres des Finances ont à lui dire. «On va considérer leurs avis, mais en même temps, on doit considérer la totalité de la situation», dit-il.

Économie en santé

Le ministre Morneau se dit confiant que son approche d’investir pour créer de la croissance est la bonne. Il se dit confiant de pouvoir garder la cote de crédit AAA du Canada.

«Avec notre bilan, nous sommes dans une bonne position maintenant, mais en même temps, nous allons continuer avec notre approche de diminuer notre niveau de dette par rapport à notre économie dans l’avenir», explique-t-il.

Ces explications n’ont pas convaincu les conservateurs, qui souhaitent un retour à l’équilibre budgétaire.

Leur porte-parole en matière de Finances, Pierre Poilievre, se montre sceptique quant à la diminution prévue du déficit, puisque les prévisions économiques ne comportent pas de coûteuses promesses chiffrées comme la mise en place d’une assurance-médicaments.

Gabriel Ste-Marie, du Bloc québécois, rejette l’alarmisme des conservateurs, mais se dit tout de même préoccupé par l’augmentation du déficit.

MORNEAU OUVERT À UN NOUVEAU PACTE FISCAL AVEC LES PROVINCES

Les libéraux de Trudeau ont ouvert la porte, lundi, à modifier la manière dont le gouvernement fédéral détermine l’aide financière qu’il accorde aux provinces en difficulté financière. Une annonce qui précédait les pourparlers prévus entre les ministres des Finances du pays.

Le ministre fédéral Bill Morneau a toutefois été clair sur le fait qu’aucune décision ne serait prise avant le début des discussions, lundi soir, et qu’elle dépendrait des réponses aux autres préoccupations soulevées par ses homologues provinciaux et territoriaux.

Déjà, le gouvernement fédéral a entendu des objections sur la façon dont Ottawa calcule combien d’argent envoyer aux provinces et territoires soi-disant moins nantis.

Cinq provinces recevront des paiements au cours de l’exercice financier qui doit débuter en avril. Les chiffres publiés tout juste avant un souper de travail entre tous les ministres prévoient des transferts de près de 20,6 milliards $ partagés entre l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et le Québec. En raison de sa population bien plus nombreuse, c’est le Québec qui doit recevoir la part du lion, soit environ 13,3 milliards $.

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Ottawa prévoit un déficit plus élevé que prévu

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La mise à jour économique du gouvernement fédéral prévoit un déficit plus élevé que prévu, qui devrait diminuer de plus de la moitié d’ici cinq ans.

Cette prudence annoncée soulève cependant des questions sur la capacité d’Ottawa de remplir ses promesses et de satisfaire tant les partis d’opposition que les provinces.

Les estimations budgétaires d’Ottawa dévoilées lundi prévoient un déficit de 26,6 milliards de dollars, soit près de 7 milliards de plus qu’annoncé au dernier budget.

Le déficit devrait se creuser davantage à 28,1 milliards en 2020-2021, pour ensuite diminuer de façon progressive jusqu’à atteindre 11,6 milliards en 2024-2025.

Mais aucune promesse ne figure dans le document pour le moment, sauf l’allègement fiscal déposé la semaine dernière.

Les projections font état d’un Transfert canadien en matière de santé qui devrait passer de 40,4 milliards en 2019-2020 à 48,6 milliards en 2024-2025.

Si ces chiffres se concrétisent, il s’agirait d’une augmentation d’un peu plus de 3 % par année, alors que les provinces et territoires demandent une augmentation de 5,2 % par année.

Le ministre Morneau doit rencontrer ses homologues provinciaux et territoriaux lundi soir et mardi.

Questionné au sujet de leur demande de hausser les transferts en santé, M. Morneau fait valoir qu’il compte entendre ce que les ministres des Finances ont à lui dire. « On va considérer leurs avis, mais en même temps, on doit considérer la totalité de la situation », dit-il.

Une économie en santé

Le ministre Morneau se dit confiant que son approche d’investir pour créer de la croissance est la bonne. Il se dit confiant de pouvoir garder la cote de crédit AAA du Canada.

« Avec notre bilan, nous sommes dans une bonne position maintenant, mais en même temps, nous allons continuer avec notre approche de diminuer notre niveau de dette par rapport à notre économie à l’avenir », explique-t-il.

Ces explications n’ont pas convaincu les conservateurs, qui souhaitent un retour à l’équilibre budgétaire.

Leur porte-parole en matière de finances, Pierre Poilievre, se montre sceptique quant à la diminution prévue du déficit, puisque les prévisions économiques ne comportent pas de coûteuses promesses chiffrées comme la mise en place d’une assurance-médicaments.

Gabriel Ste-Marie, du Bloc québécois, rejette l’alarmisme des conservateurs, mais se dit tout de même préoccupé par l’augmentation du déficit. Il espère voir de nouvelles sources de revenus, comme la taxation des géants du web, dans le prochain budget au printemps.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) compte continuer de pousser pour des mesures qui vont aider les gens, comme l’assurance-médicaments.

Une récession en vue ?

Aussitôt la mise à jour économique déposée, des communautés d’affaires et chambres de commerce ont levé la main pour exiger un meilleur contrôle des dépenses du fédéral.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se désole de voir que le gouvernement Trudeau ne profite pas de la bonne conjoncture économique pour s’attaquer aux déficits annuels.

« Pour nous, c’est une fois de plus une occasion ratée alors que le déficit pourrait rapidement devenir hors de contrôle si l’économie devait tomber en récession », a déclaré Kathy Megyery, vice-présidente de Stratégie et affaires économiques de la FCCQ.

À cela, M. Morneau se tourne vers une récente enquête du ministère des Finances auprès de 14 institutions du secteur privé.

« Personne ne pense qu’on va avoir une récession, assure le ministre. Ça veut dire que notre situation maintenant est bonne, mais en même temps, nous devons nous assurer que nous avons la possibilité de répondre aux défis économiques dans l’avenir.

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Ottawa dévoile une mise à jour économique ce lundi

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Justin Trudeau a remis vendredi des listes de tâches détaillées à son cabinet dans des « lettres de mandat » publiées en ligne, quelques jours avant la mise à jour économique d’automne, lors de laquelle le ministre Morneau présentera une description actualisée de l’état des finances du pays avant de rencontrer ses homologues provinciaux.

Depuis la reprise des travaux sur la colline du Parlement, la semaine dernière, les conservateurs ont accusé à maintes reprises le gouvernement de Justin Trudeau de mettre le Canada dans le rouge et d’enliser l’économie du pays. S’appuyant sur un rapport de Statistique Canada selon lequel 71 000 emplois ont été perdus le mois dernier, les conservateurs affirment que le pays est au bord de la récession et reprochent à M. Trudeau de n’avoir mentionné aucune mesure visant à faire face à cette possibilité dans son discours du Trône.

Messieurs Morneau et Trudeau ont pour leur part minimisé les craintes d’une récession imminente. Tous deux maintiennent que le gouvernement est sur la bonne voie en investissant dans l’économie, plutôt qu’en adoptant l’approche conservatrice, qu’ils décrivent comme des coupes et de l’austérité.

Vendredi, cependant, dans la lettre de mandat du ministre des Finances, M. Trudeau le somme de « préserver du pouvoir financier au cas où nous aurions à faire face à un ralentissement économique ».

Cette directive est l’un des quatre « principes clé » esquissés par Justin Trudeau pour la mise en œuvre de leur plan financier. Le ministre est également appelé à continuer de réduire la dette du gouvernement en fonction de l’économie, à conserver la cote de crédit triple A du pays et à continuer d’investir « dans les gens et dans les aspects qui apportent une meilleure qualité de vie ».

Justin Trudeau lui demande également d’entreprendre « un examen des dépenses fiscales pour veiller à ce que les Canadiens les plus fortunés ne profitent pas d’allègements fiscaux injustes ».

Chacune des 36 lettres de mandat comprend un préambule identique, qui souligne la nécessité pour chaque ministre de « gouverner d’une manière positive, ouverte et collaborative », reflétant le fait que les libéraux ont été réélus le 21 octobre avec une minorité de sièges et auront besoin du soutien d’au moins l’un des principaux partis d’opposition pour faire adopter des lois et survivre aux votes de confiance.

Le préambule ne mentionne pas directement les divisions régionales mises en évidence par le scrutin, qui a vu les libéraux rayés de la carte en Alberta et en Saskatchewan, mais il souligne qu’ « il est plus important que jamais pour les Canadiens d’unir leurs forces en vue de bâtir un pays plus fort, plus inclusif et plus résilient ».

Il note que la réalisation de bon nombre des promesses électorales des libéraux nécessitera une coopération avec les partenaires provinciaux, municipaux et autochtones et affirme qu’« il est dans l’intérêt de tous de travailler ensemble pour trouver un terrain d’entente ».

Après avoir été virulemment critiqué pour avoir omis de mentionner spécifiquement l’Alberta et la Saskatchewan ou les mots « pétrole » ou « oléoduc » dans son discours du Trône, Justin Trudeau a pris soin de préciser dans la lettre de mandat du ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, que son travail consiste à veiller à ce que le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain soit mené à terme, que le secteur de l’énergie demeure une bonne source d’emplois et de prospérité et que des dispositions législatives soient mises en oeuvre pour soutenir les travailleurs et les communautés touchées par « la transition mondiale vers une économie sobre en carbone ».

Justin Trudeau recommande à tous les ministres de se comporter de manière transparente, responsable et éthique, en s’appuyant sur les conseils professionnels de fonctionnaires, en travaillant de manière constructive au Parlement, en dialoguant avec les intervenants concernés et le public et en répondant de manière professionnelle et en temps opportun aux journalistes.

Cela signifie « faire preuve d’humilité et continuer à reconnaître nos erreurs lorsque nous les commettons », note-t-il.

« Les Canadiens n’exigent pas de nous que nous soyons parfaits; ils s’attendent à ce que nous soyons diligents, honnêtes, ouverts et sincères dans nos efforts pour servir l’intérêt public. »

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