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L’Ontario retranche des centaines de millions de dollars des budgets municipaux

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Les municipalités de l’Ontario pourraient être forcées d’augmenter l’impôt foncier ou de réduire les services en raison des compressions imposées par la province qui pourraient s’élever à plus d’un demi-milliard de dollars.

Lorsque le gouvernement progressiste-conservateur a présenté son premier budget, le 11 avril, il s’est engagé à éliminer un déficit de 11,7 milliards de dollars sur cinq ans.

Depuis, les municipalités ont été informées de diverses compressions au compte-gouttes.

Le maire de Toronto, John Tory.Le maire de Toronto, John Tory. Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Les compressions entrent en vigueur alors que les municipalités ont déjà adopté leur budget.

C’est ironique que le ministre des Finances ait commencé son discours en affirmant : “Nous sommes très fiers du fait que nous n’avons pas augmenté les impôts cette année”, a déclaré le maire de Toronto, John Tory.

Et pourtant, il savait qu’il allait nous envoyer des courriels quelques heures plus tard qui nous obligent à augmenter l’impôt foncier.

La Ville de Toronto estime à elle seule que les compressions lui coûteront 178 millions de dollars cette année.

Selon le maire Tory, les contribuables ne feront pas d’économie.

Les maires de grandes villes ontariennes accusent le gouvernement de l’Ontario de sournoisement transférer des responsabilités provinciales aux municipalités.

Les services de santé publique

La province a annoncé qu’elle ne financera plus à 100 % les bureaux de santé publique.

La contribution de l’Ontario ne s’élèvera qu’à 60 à 75 % du budget de la plupart des bureaux.

Cependant, la province ne financera que 50 % des coûts du bureau torontois.

Cette mesure permettra à la province d’économiser 200 millions de dollars par année d’ici 2021-2022.

Le véhicule vu de côté.Les services ambulanciers sont aussi touchés par les compressions. Photo : Radio-Canada / CBC

Les services d’urgence

Les municipalités recevront 7,7 millions de dollars de moins pour les services ambulanciers et les services d’urgence cette année.

Interrogée au sujet de cette réduction, une porte-parole du ministère de la Santé a indiqué que le gouvernement espère consolider les services de santé d’urgence. Aucun secouriste de première ligne ne perdra son emploi, a-t-elle dit.

De leur côté, les offices de protection de la nature reçoivent 3,7 millions de dollars de moins cette année pour les programmes de gestion des inondations, soit une réduction de 50 %.

Une station d'essencePlus de 300 M$ de la taxe sur l’essence devaient financer des projets municipaux de transport en commun. Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

La taxe sur l’essence

L’Ontario a aussi annulé l’augmentation prévue de la proportion de la taxe sur l’essence qui revient aux municipalités.

Les municipalités avaient prévu que leur part de la taxe passerait de 364 millions à 642 millions de dollars en 2021–2022.

En campagne électorale, les progressistes-conservateurs avaient promis de maintenir l’augmentation.

Ces fonds devaient financer des projets de transport en commun.

Les infrastructures rurales

Le financement des infrastructures des petites collectivités a été réduit de 100 millions de dollars.

Le gouvernement a déclaré que les municipalités auraient accès à de nouvelles sources de financement pour les infrastructures.

Une enfant qui feuillette un livreUne enfant qui feuillette un livre Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Les services de garde

L’impact des compressions sur les garderies plus difficile à déterminer.

L’Ontario versera 80 millions de dollars de moins aux municipalités pour les services de garde d’enfants.

Les municipalités et le secteur des garderies affirment que cette compression sera beaucoup plus élevée une fois que les changements au partage des coûts auront été apportés à des programmes comme celui sur la création de places dans les garderies sans but lucratif.

De plus, la province a prévu 93 millions de dollars de moins cette année pour les dépenses en capital liées aux services de garde.

Une porte-parole du ministère a déclaré que le financement de tous les projets déjà approuvés sera maintenu.

Toutefois, le gouvernement mettra un terme à ces dépenses cette année.

Une jeune famille dans une bibliothèque Les bibliothèques publiques de l’Ontario ressentiront l’impact de ces compressions. Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Les bibliothèques publiques

Les prévisions de dépenses du gouvernement indiquent que le soutien au secteur des bibliothèques a diminué de 22 millions de dollars, ce qui s’explique par le fait que le gouvernement précédent n’a pas donné suite à ses promesses, comme la création d’une bibliothèque publique numérique.

Les subventions de fonctionnement de base sont maintenues.

Toutefois, le gouvernement a réduit de 2,3 millions de dollars son financement aux services de bibliothèques publiques de l’Ontario, qui financent entre autres les prêts entre bibliothèques, la livraison de livres, la formation du personnel et la mise en commun des coûts pour réaliser des économies.

Les services de tourisme

Le financement des organismes touristiques régionaux de la province a été réduit d’environ 17,5 millions de dollars.

Ce montant comprend l’élimination des fonds destinés à Tourisme Toronto et Tourisme Ottawa.

Des compressions qui suscitent des réactions

Pat Vanini, directrice générale de l’Association des municipalités de l’Ontario, a déclaré que les administrations municipales ont de la difficulté à déterminer avec précision le coût de ces compressions.

Le défi que nous avons à relever, c’est que chaque jour, il semble qu’on apprend quelque chose de nouveau, dit-elle.

Une femme qui est devant une caméra et qui répond à des questions des journalistes. Andrea Horwath, chef du NPD de l’Ontario. Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas la première fois que cela se produit, mais c’est vraiment difficile à gérer, surtout quand on n’a pas toutes les informations.

Le chef du NPD, Andrea Horwath, a déclaré que les réductions auront des répercussions sur les résidents sous forme d’augmentation de l’impôt foncier.

Le budget était volontairement vague, mais les compressions sont très, très claires et très, très douloureuses, dit-elle.

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La rumeur

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CHRONIQUE / La rumeur nous dit qu’Erik Karlsson aimerait bien recevoir une offre des Sénateurs d’Ottawa, le 1er juillet prochain. La rumeur n’est pas ridicule. Elle ne m’a certainement pas fait tomber en bas de mon fauteuil.

Ça fait des mois qu’on m’en parle.

L’automne dernier, déjà, on me disait que ça pouvait arriver.

Des gens qui connaissent Karlsson pour l’avoir côtoyé durant ses années à Ottawa s’inquiétaient pour lui. Ces gens-là me disaient que les Sharks de San Jose ne pourraient jamais lui donner tout ce qu’il avait chez les Sénateurs.

C’était bien évident.

À Ottawa, Karlsson possédait les clés du vestiaire.

Non. Il avait toutes les clés du Centre Canadian Tire dans son trousseau. On lui avait même remis les clés de l’autobus et de l’avion de l’équipe. Il avait les clés de la ville !

À Ottawa, Karlsson était LE joueur de concession. Toutes les campagnes de marketing s’articulaient autour de lui. Toute l’attention des médias était dirigée vers lui. Toute l’admiration des fans lui était destinée. On le consultait avant de prendre les décisions les plus importantes.

Les autres joueurs de l’équipe avaient fini par le surnommer King Karl.

Ça veut dire ce que ça veut dire.

À San Jose, Karlsson ne pouvait pas avoir le même statut. Là-bas, il devait forcément passer derrière Joe Thornton et Brent Burns, deux vétérans à la personnalité aussi forte que la sienne.

À San Jose, les décisions importantes sont prises de concert avec le capitaine Joe Pavelski.

À San Jose, il était un joueur d’impact au sein d’une équipe qui n’a jamais vraiment manqué de talent.

Le contraste n’aurait pas eu être plus frappant.

La rumeur dit que Karlsson aimerait recevoir une offre des Sénateurs, s’il choisit de se prévaloir de son autonomie complète, le 1er juillet prochain.

La rumeur nous dit aussi que les dirigeants des Sénateurs ne sont pas particulièrement enthousiastes face au retour de leur dernier capitaine.

Cela ne m’étonne pas, non plus.

Ces mêmes dirigeants n’ont pas remué ciel et terre, l’été dernier, quand ils ont eu l’opportunité de prolonger le contrat de Karlsson.

Pour toutes les raisons mentionnées ci-haut, je crois que certains étaient soulagés de se débarrasser de ce personnage qui en menait souvent très large.

Quand la direction d’une équipe choisit de laisser autant de pouvoir à son capitaine, elle se croise les doigts en espérant que tout se passe bien. Or, ça n’a pas toujours été le cas durant les années Karlsson, à Ottawa.

Il y a eu de bons moments. Quand son équipe a éliminé les Bruins de Boston, en 2017, Pierre Dorion a lui-même déclaré que « Dieu se reposa, le septième jour, afin de mieux créer Karlsson par la suite ».

Il y a eu de moins bons moments, aussi. Durant ces passages, le leadership du King ne s’est pas toujours exprimé de façon positive.

Les Sénateurs ne manquent pas de défenseurs capables de s’exprimer offensivement. La production de Thomas Chabot pourrait facilement dépasser celle de Karlsson d’ici un an ou deux. Erik Brännström, Christian Wolanin et Maxime Lajoie peuvent aussi contribuer.

L’espoir Jacob Bernard-Docker n’a que 18 ans. D’ici deux ou trois ans, il pourrait se greffer au groupe.

Le nouvel entraîneur-chef de l’équipe, D.J. Smith, a besoin de vétérans fiables pour les encadrer. Il a besoin de leaders positifs pour l’aider à bâtir une nouvelle culture.

Les Sénateurs, en somme, n’ont pas besoin de Karlsson.

La rumeur nous dit aussi que Karlsson ne serait pas fermé à l’idée de jouer à Montréal.

Il est plus difficile de savoir ce qu’en pensent les dirigeants du Canadien. Même les gens qui gravitent dans l’entourage de l’équipe ont du mal à deviner les intentions de Marc Bergevin.

On me dit que Karlsson pourrait aider les Glorieux au niveau supérieur. Ils auraient peut-être réussi à se faufiler jusqu’aux séries, ce printemps, s’ils avaient misé sur un quart-arrière capable de diriger l’attaque massive.

On me rappelle toutefois que, dans la métropole du hockey, on a horreur des individus qui prennent trop de place.

La rumeur est bien divertissante, bref. On va continuer de la suivre avec un intérêt certain.

On continue quand même de penser que l’avenir Karlsson se dessine dans la région de New York. Avec les Rangers… ou ailleurs.

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Marc Crawford se trouve du travail à Chicago

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Une dizaine de jours plus tard, il s’est déniché un nouveau job, ailleurs, dans la LNH. À compter du début de la saison 2018-19, il occupera un poste d’entraîneur-adjoint chez les Blackhawks de Chicago. Avec ses 18 années d’expérience, il viendra seconder le cadet des entraîneurs de la Ligue nationale, Jeremy Colliton.

«Jeremy est extrêmement brillant. Son approche est novatrice. Sa présence et son enthousiasme sont impressionnants. Je suis convaincu que nous allons très bien nous entendre. Avec mon expérience, je devrais être capable d’apporter quelque chose d’utile à notre groupe d’entraîneurs», a-t-il déclaré, dans un communiqué de presse émis par les Hawks.

À titre d’entraîneur-chef intérimaire à Ottawa, le printemps dernier, Crawford a conservé une fiche de 7-10-1.

En 1995, à l’âge de 34 ans, Crawford est devenu le plus jeune récipiendaire du trophée Jack-Adams. Il venait alors de compléter sa toute dernière campagne derrière le banc des Nordiques de Québec. L’automne dernier, Colliton avait lui aussi 34 ans lorsqu’il a hérité du titre d’entraîneur-chef à Chicago. Sous sa gouverne, les Hawks ont conservé une fiche gagnante de 30-28-9.

À Chicago, Crawford aura la chance de travailler avec son fils. Dylan Crawford occupe aussi un poste d’entraîneur-adjoint, dans l’équipe de Colliton. Il est responsable des vidéos.

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Le «génocide» du Petit Papa Noël

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À quelques mois des élections, et prenant les chapeaux de Robin des bois et du Petit Papa Noël, Justin Trudeau s’est ému presque sans effort devant le rapport sur les femmes et les filles autochtones assassinées ou disparues rendu public lundi.

«Une honte», a-t-il dit, avec sa face longue des grands jours.

Dressant un doigt mouillé pour sentir le vent, le Grand Contrit a pris une journée avant de prononcer l’absurde mot qui répugnait à tous ceux qui croient que la vérité a encore ses droits.

Un «génocide», a-t-il donc répété, une fois rendu dans l’Ouest.

Personne n’y croit vraiment. Et le Grand Duc de la Compassion n’y croit manifestement pas non plus mais quelle importance!

Dans un pays qui fait pleuvoir des milliards sur les autochtones depuis longtemps, un «génocide»!, qui croira ça? Allons! N’en mettez plus, la cour des culpabilités est pleine à rebord.

Génocide, ce mot est tellement fort qu’il rebute et empêche la compassion. Et ce fameux rapport, comme d’autres avant lui, passera par dessus la tête de la majorité silencieuse pour finir sur les tablettes de l’office fédéral/provincial des affaires à oublier.

Même si le sort des femmes autochtones n’est pas toujours enviable, et très souvent misérable, il ne s’agit pas d’un génocide. Du moins pas au sens où on l’entend depuis un siècle.

La mort et la disparition de femmes autochtones au Canada (et/ou des 2ELLGBTQQIA) ne peuvent être comparées à l’extermination des Juifs, à l’anéantissement des Arméniens ou au massacre des Tutsis au Rwanda.

Imputer au Canada un «plan génocidaire», c’est tout simplement ridicule, hystérique. Une «fake news», comme on dit aujourd’hui.

Sauf évidemment si on admet que les mots n’ont plus de sens, qu’on en fait ce qu’on veut, que les mots, comme la vérité, ne soient qu’une pâte à modeler.

Ainsi peut-on accabler le Québec, si peu chéri dans le reste du Canada par les temps qui courent.

Elle a droit à une sacrée réprimande, la Belle Province, et même à un rapport complémentaire, rien de moins.

Les méchants Québécois qui déjà en font voir de toutes les couleurs aux immigrants et qui ne veulent pas que l’islam ait en son sein la partie aussi facile qu’ailleurs…

Ils sont bien utiles quand vient le temps de distribuer les blâmes. Pourtant, selon Rade-Cane, «la très vaste majorité des victimes provenaient des provinces de l’Ouest, puis de l’Ontario».

Par ailleurs, la commission sur les meurtres ou la disparition des femmes autochtones n’a pas été très bavarde quant au sort des femmes sur les réserves fédérales. C’est plus facile de jeter la pierre à la SQ, au réseau de la santé ou aux Québécois en général.

Mais ces femmes, jeunes souvent, qui craignaient-elles avant de fuir dans quelconque centre-ville? Qui les avait poussées à frapper aux fenêtres des motels pour s’offrir contre une bouteille de n’importe quoi? D’où venait donc leur détresse originelle?

Est-ce un agent de la SQ, un fonctionnaire qui plaque une main sur la bouche de la petite qui dort? Jadis des missionnaires pervers mais encore…

Dommage que nous n’ayons pas un Alan Duff, qui a fait un portrait saisissant des Maoris de Nouvelle-Zélande, affligés par l’alcoolisme, l’inceste et la violence.

Le «génocide» du Petit Papa Noël

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

L’an dernier, la commission avait été perturbée par des tensions sourdes quand se concrétisa sa volonté de donner un large écho aux témoignages des familles des victimes.

Tirer sur le fil des évènements à partir du plancher des vaches, à partir de la vie quotidienne des victimes… Ça n’aurait pas tout expliqué mais c’était naturellement explosif.

Lundi, on a évoqué une réforme nécessaire de la justice et du «droit autochtone». On n’en parle pas souvent de celui-là, ni de la justice autochtone et des pouvoirs du grand chef ou du conseil de bande… Pourtant, on est en 2019…

Comprenons donc qu’il sera toujours plus simple de s’en prendre aux autres, aux Blancs, de Québec ou d’Ottawa, comme le veut la tradition depuis l’adoption de la Loi sur les Indiens…

Cela n’est pas inutile à tous. À l’approche des élections, le Lampion des Causes Humanitaires peut paufiner son jeu en cultivant à loisir les sentiments les meilleurs. En choisissant ses mots selon les provinces…

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