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Cinéma: le directeur d’Orange Content « très optimiste » sur « les nouveaux talents » africains

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Présent au 19e Marché international du cinéma et de la télévision africains (Mica) à Ouagadougou, le directeur d’Orange Content et Orange Studio, David Kessler, se dit « très optimiste sur l’émergence de nouveaux talents » dans le cinéma africain.

Le Mica se tient en parallèle du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Orange Studio a coproduit cinq films en compétition au Fespaco, « Desrances », « Rafiki », « Résolution », ainsi que « Le bonnet de Modibo » et Maki’la (en section Panorama) et deux séries (« Femmes au foyer » et « Le trône »).

Question : Le cinéma africain semble perpétuellement en crise ?

David Kessler : « Cela fait longtemps qu’on dit que le cinéma africain va mal. Il est vrai que dans les pays d’Afrique francophone, il y a très peu de moyens.

Contrairement à l’Afrique anglophone, le cinéma en Afrique francophone s’est construit sur le modèle français, s’appuyant beaucoup sur les subventions publiques, qui font aujourd’hui défaut. Il n’y a pas assez de relais privés, pas assez d’investisseurs. »

Question : Y a-t-il quand même des évolutions positives ?

D.K. : Oui, ce qui me frappe, c’est qu’il y a en Afrique beaucoup de talents, un vrai renouvellement des générations. Je vois des nouveaux comédiens, beaucoup de projets de jeunes cinéastes pour le cinéma ou des séries TV.

Il y a encore un besoin de formation, notamment pour les comédiens. Dans les métiers techniques, on trouve des gens bien formés, et les réalisateurs sont aujourd’hui de vrais pros. Je suis très optimiste sur l’émergence de nouveaux talents. »

Question : Y a-t-il un marché pour les productions africaines ?

D. K. : « Absolument, il y a un fort appétit pour les contenus locaux. Le public demande des films ou des séries faites localement et qui parlent de la vie locale, en Sénégal ou en Côte d’Ivoire par exemple. De telles productions peuvent très bien marcher.

Les modes de diffusion évoluent. L’Afrique manque toujours de salles de cinéma, mais il y a la télévision, et des plateformes de VOD (vidéo à la demande) se mettent en place.

Evidemment les pays d’Afrique francophone ne bénéficient pas d’un marché aussi grand que le Nigeria, avec ses 200 millions d’habitants, qui a développé une véritable industrie du cinéma.

Mais il faut investir pour l’avenir dans le cinéma qui parle de l’Afrique contemporaine, même si la rentabilité n’est pas immédiate.

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Tanzanie et Ouganda cherchent le financement pour leur projet commun d’oléoduc.

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Les projets pétroliers et oléoducs entre la Tanzanie et l’Ouganda figureront en tête des transactions d’infrastructures de cette année dans la région, mais ces pays doivent d’abord trouver un financement.

La Tanzanie et l’Ouganda recherchent un financement de plus de 6.1milliards d’euros pour ces projets, indique un nouveau rapport de Debtwire, un service de renseignement qui effectue des recherches et établit des rapports sur les situations d’endettement des entreprises.

Selon le nouveau rapport sur financement des projets africains de Debtwire pour 2019, les secteurs du pétrole et des infrastructures sont les plus susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs et des financiers cette année.

La Tanzanie devrait être en tête des transactions d’infrastructure avec le projet de pipeline de pétrole brut pour l’Afrique de l’Est, dont le budget est de 3 milliards d’euros. Stanbic Bank Uganda, le principal donneur d’un prêt de 2.2 milliards d’euros, a déclaré s’attendre à ce que l’accord soit conclu en juin.

Le solde de 881 millions d’euros devrait provenir des actionnaires sous forme de capitaux propres. En novembre 2018, l’Ouganda a annoncé son intention de conclure un accord financier pour l’oléoduc commun avec la Tanzanie d’ici la mi-2019, ouvrant la voie à sa construction après des mois de retards au cours desquels Kampala a révisé ses calendriers de production de pétrole.

L’Ouganda a découvert des réserves de pétrole brut il y a plus de 10 ans, mais la production a été retardée à plusieurs reprises par des désaccords avec les opérateurs sur le terrain concernant la fiscalité et la stratégie de développement. Un manque d’infrastructures telles qu’un pipeline et une raffinerie ont également freiné la production.

“Nous examinons maintenant l’année 2022 pour notre première production à partir des blocs Kingfisher et Tilenga”, a déclaré le 20 février la ministre de l’énergie de l’Ouganda, Mme Irene Muloni à l’agence Reuters, en marge de la conférence Petrotech à New Delhi.

Les sociétés chinoise CNOOC et française Total et Tullow Oil ont des intérêts dans ces deux domaines. CNOOC est l’opérateur du bloc Kingfisher tandis que Total dirige l’exploration à Tilenga.

«Nous nous préparons pour la production. Nous devons construire un pipeline pour les exportations et une raffinerie pour ajouter de la valeur. Donc, à moins que ces deux projets ne soient terminés, nous ne pouvons pas commencer la production », a déclaré Mme Muloni.

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Le Niger recherche 60 milliards francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

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Le Niger envisage de mobiliser sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, une enveloppe de 60 milliards de francs CFA pour financer une partie de son programme d’investissement 2019. Appuyé par BICI Bourse du groupe BNP Paribas, le pays ouest-africain lance l’emprunt « TPNE 6,50% 2019-2026 ».

Le Niger prévoit une sortie sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agira d’un emprunt dénommé « TPNE 6,50% 2019-2026 » qui porte sur 6.000.000 obligations de 10.000 francs CFA chacune. Conformément au tableau d’amortissement, les obligations rapporteront un intérêt annuel de 650 francs CFA et le premier coupon sera payé un an après la date de jouissance ou le premier jour ouvré suivant si ce jour n’est pas un jour ouvré. L’opération se déroulera du 25 février au 25 mars 2019.

D’après la note d’information relative à cette opération, le Niger bénéficiera de l’appui de BICI Bourse du groupe BNP Paribas. La note  a indique aussi que l’opération vise à mobiliser 60 milliards de francs CFA destinés à soutenir le Programme d’Investissement 2019 du pays.

Une croissance de 7 % en moyenne annuelle d’ici 2024

Pour amener les souscripteurs à s’intéresser à son emprunt obligataire, le Niger a dû présenter des arguments économiques. La note d’information indique que l’économie nigérienne a enregistré une croissance de 5,2% l’an dernier contre 4,9% enregistré un an plus tôt. Cette croissance a été imputée aux bonnes performances des secteurs primaire et tertiaire. Le pays s’attend à une croissance économique d’environ 7% en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années. Cette performance serait portée par les efforts de réforme structurelle du gouvernement nigérien ainsi que plusieurs grands projets d’investissement mis en place.

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Zimbabwe : un atelier de chaussures atypique

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Au Zimbabwe, nous découvrons une usine de fabrique de chaussures qui résiste à la fermeture en dépit de la crise économique actuelle.

C’est au milieu d’usines désaffectées à Bulawayo au Zimbabwe, que Courteney poursuit ses activités artisanales. L’entreprise de fabrique de chaussures emplois à plein temps 14 personnes toutes des hommes.

Ses atouts, une main d‘œuvre qualifiée et un savoir faire artisanal qui la démarque des autres entreprises. Ses produits, essentiellement destinés aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Afrique du Sud, sont vendus coûtent de 140 à 500 dollars américains la paire.

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