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Un bout de Terre retrouvé dans un échantillon de Lune

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Une équipe de géologues pense avoir identifié dans un échantillon lunaire ramené par la mission Apollo 14 un petit morceau de la Terre primitive, vieux de 4 milliards d’années.

Ils ne pouvaient pas s’en douter à l’époque, mais les astronautes de la mission Apollo 14, Alan Shepard et Edgar Mitchell, semblent avoir ramené de leur voyage sur la Lune un drôle de souvenir: un petit morceau de Terre! C’est la conclusion étonnante d’une étude menée par Jeremy Bellucci, du muséum d’histoire naturelle suédois, et Alexander Nemchin, de l’université Curtin, à Perth, en Australie, dont les résultats sont parus la semaine dernière dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

» LIRE AUSSI – Cinq choses à savoir sur la face cachée de la Lune

L’échantillon en question est le 46e fragment de la 321e pierre lunaire ramenée par la mission Apollo 14, soit 14321,46 selon la nomenclature officielle de la Nasa. Il s’agit d’une «brèche», c’est-à-dire un agrégat de cailloux plus petits ayant fusionné ensemble (voir ci-contre). C’est l’un des fragments inclus dans la roche, ce qu’on appelle un claste, qui a attiré l’attention des chercheurs. De couleur plus claire, il contient des cristaux de quartz, de feldspath et de zircon, des minéraux très communs sur Terre mais relativement rares sur la Lune.

Pour en avoir le cœur net, les deux géologues ont prélevé une minucule inclusion de zircon afin de pousser leurs analyses. Le zircon est un minéral assez magique en géologie. Formé principalement de zirconium, de silicium et d’oxygène, il contient aussi d’autres éléments sous forme de traces qui permettent d’estimer les conditions dans lesquelles il s’est formé.

En l’occurrence, l’échantillon contient du cérium oxydé. Pour un géochimiste, c’est un signe que le minéral s’est formé dans un environnement riche en oxygène. Cent fois plus riche que l’environnement dans lequel se sont formées les autres roches lunaires. Les quantités de titane détectées font quant à elles pencher pour une formation sous une pression relativement élevée. Sur Terre, on retrouve de telles pressions à 20 km de profondeur (soit la moitié de la croûte terrestre, ce qui est assez raisonnable), mais sur la Lune, où la gravité est bien plus faible, il faut aller bien plus profond.

Plus vieille roche terrestre

«C’est un faisceau d’indices qui pointe de manière assez convaincante vers une origine terrestre, même s’il n’est jamais possible d’être sûr à 100%», analyse Frédéric Moynier, professeur de cosmochimie à l’Institut de physique du globe de Paris et spécialiste de la composition de la Lune. «Ce serait la première fois que l’on détecte un morceau de Terre dans un échantillon lunaire.»

Vue d'artiste de la Terre pendant l'Hadéen.
Vue d’artiste de la Terre pendant l’Hadéen. Simone Marchi

C’est un résultat d’autant plus remarquable que ce bout de roche terrestre est vieux de 4 milliards d’années (le zircon contient en effet de l’uranium, un élément dont la radioactivité en fait un excellent marqueur temporel). Cela en ferait la roche terrestre la plus vieille jamais identifiée. «Sur Terre, les plus vieilles roches dont l’âge est certifié ont 3,8 milliards d’années environ», détaille Frédéric Moynier. «Nous avons bien retrouvé des cristaux de zircons plus anciens, vieux de 4,4 milliards d’années environ, mais ils n’étaient pas inclus dans une roche du même âge.»

Cette époque géologique, comprise entre 4,6 et 4 milliards d’années, est appelée l’Hadéen. Elle correspond à la genèse de la Terre, une période très agitée. Il y a 4,4 milliards d’années, un impacteur géant de la taille de Mars nous aurait notamment percuté, vaporisant une partie de la protoplanète pour donner naissance à la Lune.

Le petit fragment de roche qui vient d’être découvert a-t-il été éjecté de la surface terrestre plus tardivement, il y a 4 milliards d’années, par un autre impacteur, plus petit mais puissant? Quelque 100 millions d’années plus tard, une autre météorite aurait frappé ce bout de roche, provoquant la formation de l’agrégat ramassé par les astronautes américains en 1971.

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Protéines végétales : les consommateurs tirent la demande

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La demande croissante des consommateurs pour des produits biologiques et sans OGM crée de nouvelles opportunités pour les protéines végétales, souligne une étude publiée par la Commission européenne. Par ailleurs, l’augmentation des régimes alternatifs (vegan, végétarien, flexitarien) soutient les marchés des légumineuses et des protéines végétales transformées.

Pour l’instant, l’offre ne suit pas. L’Union européenne ne produit qu’un faible volume des protéines nécessaires à l’alimentation du bétail. Leur faible compétitivité face au soja importé explique cette situation. Pour l’alimentation humaine, la tendance est légèrement différente puisque ces produits ont une plus forte valeur ajoutée.

Alimentation animale : des filières locales pour le bio et le “sans OGM”

L’alimentation animale représente 94 % des volumes de matières riches en protéines consommées en Europe. “Les tourteaux d’oléagineux (colza, tournesol, soja) représentent 56 % des protéines utilisées en alimentation animale et sont importés à 74 %. Les protéagineux (pois, fèverole, lupin) comptent pour seulement 3 % de la fourniture en protéines, mais sont issus à 96 % de l’UE, indique l’étude. Enfin, les fourrages de légumineuses fournissent 15 % des protéines utilisées et sont majoritairement produits puis autoconsommés par les élevages, hormis une fraction qui est déshydratée et commercialisée (15 %)”.

Pour le segment de marché conventionnel, le consommateur est peu regardant sur l’alimentation du bétail. Le choix des éleveurs et des fabricants est donc déterminant. Le recours à du soja importé, souvent OGM, permet d’augmenter les marges ou de proposer des produits finaux moins chers.

En revanche, “le segment de marché non-OGM est directement porté par la demande des consommateurs (et de la distribution), qui souhaitent des produits (viande, lait, œufs) issus d’animaux nourris sans OGM”. Si l’étiquetage OGM ne concerne pas l’alimentation animale, de nombreux labels se développent pour répondre à cette demande et poussent au développement des chaînes d’approvisionnement non-OGM. Cela se traduit souvent par une meilleure valorisation des protéines locales (fourrages, protéagineux, etc.) et une incitation à rechercher de nouveaux traitements technologiques pour les valoriser, note l’étude. “Le soja non-OGM étant plus onéreux (+80-100 €/t) et parfois peu disponible, la conversion vers des systèmes d’élevage non-OGM peut obliger les éleveurs à aller au-delà d’une simple substitution du soja OGM par du non-OGM (utilisation d’autres tourteaux, protéagineux et fourragères)”.

Enfin, pour le segment bio, les aliments OGM, les tourteaux issus de l’extraction à l’hexane et les acides aminés de synthèse sont interdits. Résultat : une plus forte utilisation des matières riches en protéines locales, et notamment l’autoconsommation des légumineuses.

La croissance de ces deux marchés “premium” (bio et sans OGM) devraient soutenir le développement et la structuration des filières protéines végétales en Europe dans les années à venir, estime l’étude.

Alimentation humaine : un segment innovant à forte croissance

Face à l’alimentation animale, le secteur de l’alimentation humaine représente une faible part (~6 %) de la demande en plantes riches en protéines (PRP). En revanche, ce secteur génère plus de valeur ajoutée”, analyse l’étude. Légumes secs, substituts à la viande ou aux produits laitiers sont de plus en plus demandés avec le développement des régimes végétariens, flexitariens, sans gluten ou sans lactose. L’offre de légumes secs ne suivant pas, une part importante doit être importée. En revanche, “pour les produits à base de protéines végétales transformées, les entreprises européennes essaient de s’approvisionner via des filières de l’UE, en développant notamment la contractualisation”. Ce marché à plus forte valeur ajoutée stimule également l’innovation.

Soutenir les filières

Pour poursuivre le développement de ces filières et accroître l’indépendance en protéines de l’Europe, l’étude dresse une liste de recommandations. Des aides à l’investissement pour le stockage, le tri, la déshydratation pourraient déverrouiller le blocage socio-technique actuel, note-t-elle. Un axe important concerne également la recherche. “L’actuelle vulnérabilité aux maladies/ravageurs, la faiblesse des rendements et de l’offre variétale par rapport aux cultures dominantes montrent la nécessité de renforcer les efforts de recherche en amélioration variétale”, indique l’étude.

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Le vin et le bio #4 – « L’idée que la nature est bonne est une impasse »

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Lorsque Jean-Henri Dubernet et son fils Marc créent leur laboratoire d’œnologie en Languedoc, à Narbonne, au milieu des années 1970, le métier d’œnologue-conseil n’existe pas. Aujourd’hui, dirigés par Matthieu qui incarne la 3e génération, les laboratoires Dubernet conseillent 300 caves et interviennent de Perpignan jusqu’à Montpellier, dans la vallée de l’Aude, et depuis la reprise des laboratoires interprofessionnels de la vallée du Rhône, dans le Vaucluse, la Drôme et l’Ardèche. Accrédité NF EN ISO/CEI 17025, Dubernet est agréé par le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et souvent sollicité pour la recherche de résidus par des organismes privés comme la presse. C’est aussi un des plus importants d’Europe.

Il compte parmi ses clients près de 30 % de vignerons en bio : « On peut donc se permettre une réflexion sur le sujet sans passer pour de vilains anti-bio. Nous prônons une œnologie environnementale et durable, mais il n’y a pas de tabous », explique Matthieu Dubernet.

Matthieu Dubernet

Le Point : Depuis quand le laboratoire Dubernet s’intéresse-t-il au bio ?

Matthieu Dubernet : En Languedoc, le bio a commencé dans certains villages des Corbières à la fin des années 1970 : dès le début des années 1980, le village de Ribaute était entièrement en bio. On était déjà de l’aventure, mon père (Marc Dubernet, NDLR) était au côté de Jean Vialade, dont la fille, Claude Vialade, aujourd’hui à la tête du négoce Saint-Auriol, est très investie dans le bio aussi. Jean Vialade était président de la cave, il a alors convaincu tout le village de passer en bio. C’était certainement plus facile dans la région que dans les vignobles plus humides de type océanique par exemple, mais il fallait tout de même oser. Aujourd’hui, on accompagne les plus gros volumes de bio de la région, mais sans revendiquer d’être les spécialistes. Je n’aime pas les chapelles… On intervient de la maturation du raisin jusqu’à la commercialisation, et aujourd’hui, on s’intéresse beaucoup à la vie des sols avec l’agroœnologie.

«  Si on s’en tient au cahier des charges, le bio ne va pas loin… »

Il y a une demande très forte de vins bio, mais les consommateurs peinent à s’y retrouver dans les labels et, cavistes mis à part, l’offre semble assez discrète.

l’offre a du mal à répondre à la demande. C’est un paradoxe énorme. Personne n’a envie de produire de façon polluante, les vignerons sont disposés à travailler en bio, donc si on ne fournit pas les volumes, c’est qu’il y a des difficultés qui freinent ce développement. Prenons l’exemple de 2018, le mildiou (champignon parasite qui se développe lors des printemps pluvieux et doux) a créé de vraies difficultés, les incertitudes liées à l’utilisation du cuivre, seul vrai remède pour le combattre autorisé en bio, font réfléchir beaucoup de jeunes vignerons qui seraient prêts à faire le pas…

Lire aussi Le vin et le bio #1 – Il n’y a pas d’amour heureux

L’année 2018 a rappelé à peu près partout dans le vignoble qu’avec le mildiou, on se trouve vite dans une impasse. Si l’on pense que le bio est la seule réponse à la demande des consommateurs, alors ça signifie que certains aspects du bio doivent être repensés. S’enfermer dans le seul logiciel du bio tel qu’il existe depuis les années 1970 est une vraie difficulté. L’enjeu environnemental, c’est au moins 4 points-clés : produire de façon propre et saine, de façon durable, avec le moins d’effet carbone possible, et en favorisant la biodiversité. Si l’on considère l’ensemble de ces exigences, en mettant en face le cahier des charges bio, on ne coche qu’une seule case : produire sainement… et encore, ça peut être discutable sur certains aspects. Si on s’en tient au cahier des charges, le bio ne va pas loin… Et on peut retrouver sur le marché du « bio a minima » ce qui relève d’une aberration. Prenons un exemple en dehors du vin : on peut manger en France hors saison des poires bio du Pérou… ça n’a aucun sens, mais c’est du bio, c’est certifié  ! Ça pose des questions générales sur les démarches environnementales, comment les faire évoluer…

En général, ceux qui se lancent dans l’aventure bio adoptent une philosophie de vie, un comportement qui les conduit à cocher d’autres cases, pour reprendre votre expression…

Bien sûr, les vignerons vont plus loin. Quand ils disent qu’ils sont bio, ils ne se contentent pas d’appliquer le cahier des charges, ils offrent des solutions originales, individuelles, le fait d’adhérer au bio induit une dynamique environnementale, c’est sa grande vertu. Mais le bio doit s’inscrire dans une démarche globale. Je me demande parfois si la logique des labels, des marques collectives, des appellations même ne touche pas à sa fin. Toute l’évolution qualitative s’est faite en imposant à tous des solutions globales, mais c’est infaisable à terme : sur les coteaux calcaires des corbières, on ne fera pas les mêmes choses que sur les sables de Listel ou les graves bordelaises. Donc, la marque collective devient une réponse très compliquée qui fige tout.

« On ne peut pas faire autrement qu’utiliser des intrants : la vigne, c’est de l’agriculture, pas de la cueillette  ! »

Donc, il faudrait revoir les labels ?

Le bio avec les labels s’est construit sur une approche négative. On supprime, on interdit, et là, on devient bio… Aujourd’hui, les gens qui font du bio et qui le font bien ont tous créé quelque chose de positif et ne sont pas que dans le négatif et l’interdiction. Les vignerons vivent au milieu de la nature, ils savent ce qu’il faut faire, mais il leur faut des schémas positifs durables. Le bio par l’interdit et par le dénigrement est une impasse. C’est d’abord une philosophie, beaucoup de travail, d’observation. L’enjeu environnemental s’impose à tous et les évolutions climatiques vont imposer une réflexion. L’arme affûtée pour répondre aux enjeux environnementaux, le bio peut l’incarner, mais sans conservatisme ni dogmatisme.

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Nourrir les hommes aujourd’hui

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La question de l’alimentation des hommes ne se pose pas de façon uniforme. Car à travers le monde, nos modes de production et de consommation sont différents.

Des productions adaptées aux climats

La diversité de production à travers la planète s’explique d’abord par la différence des climats en fonction des zones géographiques. On ne cultive pas les mêmes choses (et pas avec la même facilité) si l’on est dans un pays à climat tempéré ou dans un pays à climat tropical.

Les pays à climat tempéré, comme la France, bénéficient de conditions privilégiées pour l’agriculture (pluies régulières, ensoleillement) qui permettent une grande diversité de cultures.

Les pays à climat tropical (Indonésie, bassin d’Amazone, Congo…) aux conditions plus rudes (pas de précipitations pendant des mois avec un ensoleillement très important pendant la saison sèche) n’ont pas les mêmes possibilités et diversités de cultures. Elles se limitent à une culture des légumineuses (pois, haricots, lentilles, arachide, soja, etc.), de tubercules (pommes de terre, igname, tapioca, manioc…) et les racines (carottes, radis, rutabaga, salsifis, etc.).

Un accès inégal aux technologies

Tous les agriculteurs ne sont pas équipés de la même façon pour produire des ressources, d’où un rendement différent.

Depuis la Révolution industrielle, l’écart de productivité s’est accru. Au XIXe siècle, l’écart entre un agriculteur français et un agriculteur du Burkina Faso était compris entre 1 et 10. Aujourd’hui, il est de 1 à 500, voire 1 000. Cela s’explique par l’inégalité de l’accès aux technologies (mécanisation, chimie).

Tous les hommes n’ont pas accès aux mêmes aliments

Pas la même quantité

Aujourd’hui, la Terre compte 7 milliards d’individus, dont 1 milliard souffre de la faim. L’accès à la nourriture est inégal et se nourrir est un problème bien différent selon le pays dans lequel on se trouve. Alors que les nutritionnistes recommandent de consommer 2 600 kcal/jour, les habitants des pays industrialisés consomment autour de 3 380 kcal/jour, alors que ceux de l’Afrique subsaharienne absorbent autour de 2 195 kcal/jour. (source : Nourrir l’humanité, Bruno Parmentier).

Pas la même qualité

Si la différence est notable au niveau quantitatif, elle l’est aussi au niveau qualitatif. En effet, les habitants des pays riches ont un régime alimentaire plus diversifié, riche et équilibré que les pays pauvres. Nous avons à notre disposition des denrées indispensables à notre organisme qui sont parfois difficiles à trouver dans les pays pauvres (viandes, laitages, sucre, etc.). Même si une alimentation équilibrée n’est pas le seul facteur pour une espérance de vie élevée, elle y participe fortement.

Pourquoi une telle différence d’alimentation ?

Ces différences sont principalement engendrées par les inégalités de revenus des populations. En effet, les protéines animales sont les plus coûteuses à produire, car il faut nourrir les animaux pendant plusieurs mois, voire plusieurs années avant de pouvoir bénéficier de leur viande. Cela coûte donc plus cher d’avoir un régime alimentaire diversifié que de ne manger que des céréales, qui sont plus abondantes et plus rapidement consommables.

Le paradoxe du XXIe siècle : des personnes qui ont faim malgré des ressources suffisantes

Alors que la mécanisation et l’arrivée de la chimie dans l’agriculture ont permis d’augmenter les rendements agricoles au cours du XXe siècle, cela n’a pas réglé le problème des famines dans le monde. Le fait que certaines populations n’arrivent pas à manger à leur faim n’est pas dû à un manque de ressources, mais à une mauvaise répartition de celles-ci.

Si les productions étaient également réparties entre tous les habitants, aujourd’hui, la planète aurait assez de ressources pour tous les nourrir. Selon Sylvie Brunel, géographe et économiste, « le problème de la faim est donc plus un problème de pauvreté et de répartition que de déficit de la production elle-même ».

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