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Négociations du Brexit : on annule tout et on recommence, propose Theresa May

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On accroche ses ceintures, on se concentre. Theresa May a annoncé mardi son intention de demander à Bruxelles la réouverture des négociations sur l’accord de retrait de l’Union européenne signé en décembre. Plus de deux ans et demi après le référendum sur le Brexit, et presque autant de négociations avec les 27 membres de l’UE, la Première ministre a donc prévu de voter ce mardi soir à la Chambre des Communes en faveur d’un amendement contre l’accord, celui-là même qu’elle a durement négocié et conclu. Comprenne qui pourra.

«Solution alternative»

Theresa May veut retourner à Bruxelles demander notamment le retrait du fameux «backstop» irlandais. Cette clause de sauvegarde a été prévue dans l’accord pour empêcher le retour de contrôles frontaliers lourds entre l’Irlande du Nord et l’Irlande. Et uniquement au cas où le Royaume-Uni post-Brexit et l’UE n’arrivaient pas à s’entendre sur un accord commercial qui éviterait au maximum les contrôles douaniers. Les négociateurs des «Vingt-Sept» et du Royaume-Uni ont planché sur la question pendant deux ans avant de trouver ce qui avait été présenté en décembre, et accepté par tous, comme un compromis raisonnable. Mais finalement, Theresa May souhaite une «solution alternative» au backstop. Mais laquelle ? Une fois de plus, la Première ministre britannique n’a donné aucune indication sur son éventuel plan B.

«Il est temps d’envoyer un signal emphatique sur ce que nous voulons», a-t-elle déclaré devant la Chambre des communes, sans aucune ironie, en réclamant de Bruxelles «non pas une lettre apportant des assurances, mais bien un engagement légalement contraignant qui nécessite la réouverture de l’accord de retrait». Aussi curieuse qu’elle puisse paraître, la démarche de Theresa May est dictée par une certaine logique. L’accord qu’elle a négocié a été rejeté violemment par les Communes la semaine dernière et il n’existe au Parlement aucune majorité claire pour une autre solution, que ce soit un second référendum, une sortie de l’UE sans accord ou même une absence de sortie de l’UE.

À lire aussi :Les députés rejettent l’accord de Brexit, Theresa May désavouée

Elle estime donc que la seule solution est de retourner à Bruxelles pour réclamer la réouverture des négociations. Une option pour laquelle, a-t-elle franchement reconnu, «nos alliés européens ont un appétit limité». En supprimant l’exquise politesse de la langue anglaise, la traduction exacte serait probablement un «ils n’en veulent absolument pas». Jusqu’à présent, l’UE a très clairement répété, encore et encore, que les «négociations étaient closes». Theresa May a promis de revenir devant le Parlement avant le 13 février pour y exposer le résultat de ses derniers efforts. Pour la première fois, elle n’a pas catégoriquement exclu de demander l’extension de l’article 50. Une telle demande, qui réclamerait l’unanimité des Vingt-Sept, repousserait la sortie officielle de l’UE, aujourd’hui prévue le 29 mars.

Réouverture des négociations

La Première ministre britannique a décidé de tout reprendre à l’envers. La logique aurait voulu qu’il y a deux ans, avant de partir négocier à Bruxelles, elle consulte le Parlement pour évaluer pour quelle forme de Brexit les députés seraient prêts à voter. Elle ne l’a pas fait. A la place, elle a choisi d’abord de négocier à Bruxelles, avant de revenir devant le Parlement mi-janvier pour lui demander de voter cet accord. Les députés britanniques ont refusé, sèchement. Ils lui ont infligé une défaite historique en rejetant son accord par une marge de 230 votes, du jamais vu.

En soutenant ce mardi soir l’adoption d’un amendement présenté par un membre de son parti, le député Graham Brady, qui demande le retrait du backstop de l’accord de retrait, Theresa May espère obtenir une majorité sur cet amendement précis. Elle pense alors pouvoir dire à Bruxelles : «Voilà, j’ai désormais la garantie de pouvoir faire adopter un accord sans backstop par le parlement. Tout le monde souhaite un accord, personne ne souhaite de sortie sans accord, alors donnez-moi ce que je vous réclame.» L’idée que l’UE est la championne des compromis de toute dernière seconde est régulièrement évoquée outre-Manche. Theresa May compte sur le fait que la peur d’une sortie sans accord et de ses conséquences économiques suffira à assouplir la position des Vingt-Sept. Il est vrai que l’impact économique pourrait être désastreux, principalement pour l’Irlande. Mais rien ne dit que Bruxelles sera prête à céder et à croire Theresa May sur parole.

Le spectacle mardi après-midi à la Chambre des communes laissait sans voix. Au milieu d’une cacophonie de hurlements hystériques surgissaient çà et là les «order, order !» furieux du Speaker (président de la Chambre des communes), John Burcow, qui tentait de ramener le calme. De temps à autre, une voix posée et désolée s’élevait au-dessus du vacarme infernal. Comme celle du conservateur Kenneth Clarke, doyen de la Chambre des Communes : «Si cette pagaille continue encore longtemps, je préfère ne pas penser où le populisme et l’extrémisme nous conduiront ensuite dans cette démocratie.»


Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres

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Tanzanie et Ouganda cherchent le financement pour leur projet commun d’oléoduc.

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Les projets pétroliers et oléoducs entre la Tanzanie et l’Ouganda figureront en tête des transactions d’infrastructures de cette année dans la région, mais ces pays doivent d’abord trouver un financement.

La Tanzanie et l’Ouganda recherchent un financement de plus de 6.1milliards d’euros pour ces projets, indique un nouveau rapport de Debtwire, un service de renseignement qui effectue des recherches et établit des rapports sur les situations d’endettement des entreprises.

Selon le nouveau rapport sur financement des projets africains de Debtwire pour 2019, les secteurs du pétrole et des infrastructures sont les plus susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs et des financiers cette année.

La Tanzanie devrait être en tête des transactions d’infrastructure avec le projet de pipeline de pétrole brut pour l’Afrique de l’Est, dont le budget est de 3 milliards d’euros. Stanbic Bank Uganda, le principal donneur d’un prêt de 2.2 milliards d’euros, a déclaré s’attendre à ce que l’accord soit conclu en juin.

Le solde de 881 millions d’euros devrait provenir des actionnaires sous forme de capitaux propres. En novembre 2018, l’Ouganda a annoncé son intention de conclure un accord financier pour l’oléoduc commun avec la Tanzanie d’ici la mi-2019, ouvrant la voie à sa construction après des mois de retards au cours desquels Kampala a révisé ses calendriers de production de pétrole.

L’Ouganda a découvert des réserves de pétrole brut il y a plus de 10 ans, mais la production a été retardée à plusieurs reprises par des désaccords avec les opérateurs sur le terrain concernant la fiscalité et la stratégie de développement. Un manque d’infrastructures telles qu’un pipeline et une raffinerie ont également freiné la production.

“Nous examinons maintenant l’année 2022 pour notre première production à partir des blocs Kingfisher et Tilenga”, a déclaré le 20 février la ministre de l’énergie de l’Ouganda, Mme Irene Muloni à l’agence Reuters, en marge de la conférence Petrotech à New Delhi.

Les sociétés chinoise CNOOC et française Total et Tullow Oil ont des intérêts dans ces deux domaines. CNOOC est l’opérateur du bloc Kingfisher tandis que Total dirige l’exploration à Tilenga.

«Nous nous préparons pour la production. Nous devons construire un pipeline pour les exportations et une raffinerie pour ajouter de la valeur. Donc, à moins que ces deux projets ne soient terminés, nous ne pouvons pas commencer la production », a déclaré Mme Muloni.

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Le Niger recherche 60 milliards francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

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Le Niger envisage de mobiliser sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, une enveloppe de 60 milliards de francs CFA pour financer une partie de son programme d’investissement 2019. Appuyé par BICI Bourse du groupe BNP Paribas, le pays ouest-africain lance l’emprunt « TPNE 6,50% 2019-2026 ».

Le Niger prévoit une sortie sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agira d’un emprunt dénommé « TPNE 6,50% 2019-2026 » qui porte sur 6.000.000 obligations de 10.000 francs CFA chacune. Conformément au tableau d’amortissement, les obligations rapporteront un intérêt annuel de 650 francs CFA et le premier coupon sera payé un an après la date de jouissance ou le premier jour ouvré suivant si ce jour n’est pas un jour ouvré. L’opération se déroulera du 25 février au 25 mars 2019.

D’après la note d’information relative à cette opération, le Niger bénéficiera de l’appui de BICI Bourse du groupe BNP Paribas. La note  a indique aussi que l’opération vise à mobiliser 60 milliards de francs CFA destinés à soutenir le Programme d’Investissement 2019 du pays.

Une croissance de 7 % en moyenne annuelle d’ici 2024

Pour amener les souscripteurs à s’intéresser à son emprunt obligataire, le Niger a dû présenter des arguments économiques. La note d’information indique que l’économie nigérienne a enregistré une croissance de 5,2% l’an dernier contre 4,9% enregistré un an plus tôt. Cette croissance a été imputée aux bonnes performances des secteurs primaire et tertiaire. Le pays s’attend à une croissance économique d’environ 7% en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années. Cette performance serait portée par les efforts de réforme structurelle du gouvernement nigérien ainsi que plusieurs grands projets d’investissement mis en place.

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Zimbabwe : un atelier de chaussures atypique

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Au Zimbabwe, nous découvrons une usine de fabrique de chaussures qui résiste à la fermeture en dépit de la crise économique actuelle.

C’est au milieu d’usines désaffectées à Bulawayo au Zimbabwe, que Courteney poursuit ses activités artisanales. L’entreprise de fabrique de chaussures emplois à plein temps 14 personnes toutes des hommes.

Ses atouts, une main d‘œuvre qualifiée et un savoir faire artisanal qui la démarque des autres entreprises. Ses produits, essentiellement destinés aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Afrique du Sud, sont vendus coûtent de 140 à 500 dollars américains la paire.

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