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Aalaapi, un voyage immersif dans l’Arctique québécois – Regard sur l’Arctique

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En 2018, le collectif « Aalaapi » s’est rendu dans un chalet des Laurentides, au nord de Montréal, pour enregistrer des sons extérieurs et élaborer le balado présenté dans la pièce de théâtre Aalaapi du 29 janvier au 16 février au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. De gauche à droite: Caroline Jutras-Boisclair, Daniel Capeille, Akinisie Novalinga, Louisa Naluiyuk, Samantha Leclerc, Mélodie Duplessis et Audrey Alasuak. (Collectif Aalaapi/Courtoisie de Véronique Gravel)
Il faut savoir tendre l’oreille et faire silence pour percevoir le sifflement de l’aquilon lorsqu’il frôle les maisons sur pilotis du Nunavik, dans le Nord québécois. Cette posture d’écoute, Mélodie, Akinisie, Audrey, Louisa et Samantha la connaissent bien. En inuktitut, les cinq Inuites emploient l’expression « aalaapi » pour désigner cette manière de garder le silence pour écouter ce qu’il y a de beau. Dans une œuvre mêlant documentaire radiophonique et théâtre, Aalaapi invite les spectateurs à se prêter à cet exercice contemplatif. La pièce sera présentée du 29 janvier au 16 février à Montréal.

Le projet initial est un documentaire radiophonique, présenté sous la forme d’un balado, qui se décline en une pièce de théâtre. « Ce n’est pas un documentaire sur le Nord, c’est un documentaire qui soulève des doutes, qui pose des questions, qui offre des réflexions sur la parole [et] sur la valeur du silence », précise d’emblée la réalisatrice du balado et cofondatrice de l’organisme de création radiophonique Magnéto, Marie-Laurence Rancourt.

Les radios communautaires occupent une place importante au sein des 14 communautés inuites du Nunavik. Le choix de la radio comme médium de création allait donc de soi pour la documentariste Marie-Laurence Rancourt et la metteure en scène Laurence Dauphinais, les idéatrices du projet.

Après avoir reçu une bourse du programme européen Gulliver, qui finance des créations radiophoniques francophones aux quatre coins du globe, ainsi qu’une subvention de 90 000 $ du Conseil des arts du Canada, les deux femmes ont approché des étudiants inuits du Collège Montmorency, au nord de Montréal.

À la suite de leurs démarches, cinq jeunes femmes se sont portées volontaires pour prendre part au projet. « Ça nous a permis de créer des liens d’amitié; on a eu du fun, on a ri ensemble, on a pleuré ensemble », se remémore Mélodie Duplessis, une Inuite originaire d’Akulivik, une communauté de quelque 600 habitants située sur la côte est de la baie d’Hudson.

Depuis sa sortie du Collège Montmorency, la jeune femme travaille par alternance de deux semaines à la mine Raglan, près de Salluit, au Nunavik. « Je n’avais pas d’expérience officielle en radio […] mais le micro, ça ne me gênait pas! », lance-t-elle au bout du fil, en riant.

Fixer les bases

« Tout était à construire au départ », se souvient Marie-Laurence Rancourt, qui admet avoir trouvé « vertigineux » les balbutiements du projet. Les deux créatrices voulaient se donner le temps de tisser un lien de confiance fort avec les interprètes. « Ces jeunes-là sont très sollicités; c’est presque à la mode en ce moment de faire des projets [avec des Autochtones] et c’est justement ce que l’on voulait éviter », souligne Laurence Dauphinais.

Les créatrices ont fait appel à plusieurs experts, dont des artistes, des professeurs d’université et des Autochtones pour éviter toute forme d’appropriation culturelle et d’instrumentalisation de l’identité inuite. « Quelle est la façon pour des non-Autochtones de travailler sur un projet avec des Inuits? », s’interroge la metteure en scène. « On est dans le doute depuis le début et on continue à l’être, mais je pense que c’est ça la force du projet », poursuit-elle.

Voyage sonore
Durant la création du balado du collectif  « Aalaapi », la jeune Inuite Samantha Leclerc s’est familiarisée avec les outils de la production radiophonique. (Collectif Aalaapi/Courtoisie de Véronique Gravel)

Sifflement du vent, craquements de pas sur la neige, chants de gorge… Les sons intégrés dans le balado ont tout pour faire ressentir à l’auditeur la singularité du Nord. Les femmes y échangent aussi en inuktitut, en français et en anglais sur leur quotidien sous ces latitudes, sur « la vie telle qu’elle est ». « J’aimais beaucoup l’idée de parler de tout et de rien », indique Mélodie Duplessis, le sourire dans la voix.

« On rentre dans des portraits intimes de jeunes femmes qui avaient envie de parler d’elles-mêmes autrement que seulement par leur identité d’[Inuites], décrit la metteure en scène Laurence Dauphinais. Elles avaient envie de s’éloigner des clichés qui viennent avec leur identité culturelle. »

L’idée était de laisser libre cours à la créativité des jeunes femmes sans avoir à les diriger à la manière d’une pièce de théâtre conventionnelle, précise Laurence Dauphinais. Encore faut-il, explique-t-elle, accepter de se placer dans une posture d’écoute quasi contemplative.

« Ça nous demande de l’humilité et de l’écoute de faire silence pour entendre la réalité de l’autre. »
Laurence Dauphinais, metteure en scène de la pièce Aalaapi

Dans l’œuvre théâtrale, deux artistes visuelles inuites, Hannah Tooktoo et Nancy Saunders, se placent à leur tour dans une posture d’écoute. Entre quelques ellipses temporelles, elles y incarnent leur propre personnage qui entre en relation avec le documentaire.

« Le spectacle se veut un accès au Nord et à ces femmes, mais un accès que l’on mérite, nuance la metteure en scène. Le spectateur doit gagner cet accès, par le temps, par l’écoute et par la patience. »

Il n’est pas commun de voir des balados se transposer sur les planches. Mais selon Marie-Laurence Rancourt, le projet ouvre une infinité de possibilités sur les formes sous lesquelles peut se décliner une production radiophonique.

Aalaapi sera présenté du 29 janvier au 16 février au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, à Montréal.

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Vigilance orange aux vents violents pour 33 départements en France

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Une trentaine de départements français sont en vigilance orange, lundi, en raison de forts vents en marge de la tempête Freya, qui touche les îles britanniques.

Une partie de la France en vigilance orange. 33 départements sont exposés, lundi 4 mars, à des vents violents en marge du passage de la tempête Freya, en provenance des îles britanniques, jusqu’à mardi 6 heures.

Dans son bulletin lundi à la mi-journée, Météo-France a levé la vigilance orange pour huit départements de l’ouest et du nord de la France. « Le vent s’est atténué sur le Nord, la Normandie et la Bretagne », souligne l’institut météorologique. La vigilance orange portait plus tôt dans la journée sur 44 départements.

Cette « tempête commune » nécessite « une vigilance particulière » en raison des vents forts qui vont perdurer pendant une dizaine d’heures, avertit Météo France.

En fin de nuit, le vent Sud-Ouest s’est renforcé, accompagné de rafales entre 80 et 100 km/h. Sur les côtes du Morbihan à la Vendée, les rafales sont comprises entre 110 et 130 km/h.

Parcs fermés à Paris

Dans l’intérieur des terres, les vents les plus forts seront observés dans l’après-midi avec des rafales voisines de 100 km/h généralisées.

Les parcs, jardins publics et cimetières à Paris sont fermés lundi « en raison des conditions météorologiques« , des vents violents, a annoncé Anne Hidalgo sur Twitter. Par ailleurs, la préfecture de Police de Paris « recommande la plus grande prudence notamment sur les routes », dans un communiqué.

Ce vent fort faiblira en première partie d’après-midi sur les départements les plus à l’ouest, en toute fin d’après-midi pour les autres. De fortes vagues sont attendues sur la façade atlantique encore mardi.

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Syrie: Au moins 33 combattants prorégime tués dans des attaques djihadistes ce dimanche

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Ce dimanche a été la journée la plus meurtrière en six mois pour les forces loyalistes dans le Nord-Ouest syrien, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Au moins 33 combattants prorégime ont été tués dans plusieurs attaques jihadistes près de la province d’Idleb, a indiqué l’ONG.

Ces attaques ont eu lieu malgré un accord russo-turc conclu en septembre pour instaurer une « zone démilitarisée » entre les secteurs insurgés et les régions gouvernementales adjacentes, dans les régions d’Idleb, de Hama et d’Alep.

Cet accord a permis d’éviter une offensive d’envergure du régime syrien, mais il n’est que partiellement respecté. Le régime bombarde sporadiquement la région et les djihadistes refusent de se retirer de la zone de séparation et continuent de mener des combats meurtriers pour renforcer leur emprise sur ces territoires.

Des attaques liées au réseau Al-Qaida

Ce dimanche, à l’aube, un premier assaut a été mené dans le nord de la province de Hama par le groupe djihadiste Ansar al-Tawhid, lié au réseau Al-Qaïda, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Ces attaques ont tué 27 combattants prorégime, selon un bilan fourni par le directeur de l’organisation, Rami Abdel Rahmane, qui a précisé que six assaillants étaient également morts.

Citée par l’agence officielle Sana, une source militaire a confirmé ces attaques contre « des positions » de l’armée syrienne, sans fournir de bilan plus précis.

Damas réagit

Au cours de la soirée, dans la province voisine de Lattaquié, au moins six combattants prorégime ont été tués dans des attaques menées par un autre groupe djihadiste, a indiqué l’OSDH. Ces assauts ont été lancés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), une organisation dominée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida.

Le ministère des Affaires étrangères de Damas a assuré dans un communiqué que la Syrie « ne permettra pas aux terroristes et ceux qui sont derrière eux de poursuivre leurs agressions contre les citoyens innocents et les forces armées ».

Plus de 360 000 morts depuis le début de la guerre en 2011

Du 23 au 26 février, des attaques djihadistes dans le Nord-Ouest syrien ont déjà tué 20 combattants prorégime malgré l’accord russo-turc, selon l’Observatoire. Depuis début février, les bombardements du régime ont poussé plus de 7 000 personnes à abandonner la ville de Khan Cheikhoun, dans le sud d’Idleb, pour trouver refuge plus au nord dans la province.

La guerre en Syrie a éclaté en 2011 après la répression par le régime de manifestations prodémocratie. Elle s’est complexifiée au fil des ans avec l’implication de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Elle a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés.

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Feu vert de trois ans pour les navettes fluviales entre Pointe-aux-Trembles et le Vieux-Port de Montréal

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Dès la mi-mai, il sera possible faire l’aller-retour par le fleuve, chaque jour, entre l’est de Montréal et le centre-ville, a appris Radio-Canada. À l’heure de pointe, les navettes partiront toutes les 30 minutes, soit deux fois plus souvent que lors d’un premier projet pilote qui s’est déroulé au printemps 2018.

Les navettes fluviales entre Pointe-aux-Trembles et le Vieux-Port de Montréal seront en service pour 23 semaines, de la mi-mai à la mi-octobre.

« Le prestataire de service devra fournir des navires permettant minimalement le transport d’environ 100 passagers et 30 vélos à l’heure », peut-on lire dans l’appel d’offres de la Société des traversiers du Québec, publié le 1er mars.

Horaires prévus

Aux heures de pointe, les navettes partiront toutes les 30 minutes (entre 6 h et 9 h 30 et entre 15 h et 19 h). Le reste de la journée, entre 9 h 30 et 15 h, il y aura des bateaux toutes les 60 minutes. Le samedi, le dimanche et les jours fériés, le service sera offert toutes les 60 minutes entre 10 h et 22 h.

Les départs seront deux fois plus fréquents aux heures de pointe, par rapport au premier projet pilote, qui avait été très populaire.

En cinq jours, 4604 passagers étaient montés à bord du bateau l’Explorateur de la compagnie Navark. Parmi eux, il y avait beaucoup de travailleurs et d’étudiants. La moitié des passagers étaient des automobilistes.

« C’est bon pour les gens de l’est qui vont vers le centre-ville, mais c’est aussi bon pour le centre-ville qui vient vers l’est et qui vient découvrir. Ç’a cet effet qui peut être bénéfique sur le plan du développement commercial et économique » a indiqué lundi Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports et responsable des dossiers de la métropole dans le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), lors d’un point de presse sur les travaux du pont Pie-IX.

Le trajet en voiture de Pointe-aux-Trembles peut prendre une heure, alors que la navette fluviale n’a besoin que de 22 minutes pour faire le parcours.

Lors du projet pilote, le tarif était de 3,25 $, comme pour un passage ordinaire de la Société de transport de Montréal (STM).

L’appel d’offres de la Société des traversiers du Québec indique que le tarif sera établi en collaboration avec l’Agence régionale de transport métropolitain (ARTM) et la STM. Le contrat est renouvelable pour deux ans, à la fin de la première année.

« Ça demeure un projet pilote, mais sur une plus longue période », a indiqué la ministre.

Le projet de navette fluviale est porté depuis plusieurs années par Chantal Rouleau, qui était mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles avant d’être élue députée en octobre dernier.

Avec la collaboration de Michel-Félix Tremblay

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