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Glyphosate : la bataille politique européenne se poursuit

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«C’est un succès pour la démocratie européenne», s’est félicité l’eurodéputé PS Eric Andrieu, mercredi. Dépassant les différends politiques sur le sujet, la plénière du Parlement européen vient d’approuver les conclusions de la commission Pest qu’il présidait. Chargée d’enquêter sur les procédures d’autorisation des pesticides en Europe, elle a été créée à la suite des «Monsanto Papers» et de la réautorisation controversée du glyphosate dans l’Union européenne en novembre 2017.

Substance active la plus utilisée dans les pesticides au monde – rien que dans l’UE, les produits à base de cette molécule représentent un marché d’environ un milliard d’euros –, le glyphosate est classé «cancérogène probable» par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ).

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«Nous avons su mettre de côté nos différends afin d’apporter une réponse collective et si nous voulons envoyer un message fort, à la Commission européenne comme aux Etats membres, ne nous divisons pas maintenant, appelle l’eurodéputé LR et agricultrice Angélique Delahaye, coordinatrice de la commission Pest pour le Groupe PPE. En revanche, l’objectif n’était pas de faire un procès d’intention à certaines molécules utilisées depuis des décennies telles que le glyphosate.»

Ecolos et conservateurs, alliés de circonstance

A la veille du vote, l’avenir de cette substance active a fait l’objet d’intenses tractations politiques de dernière minute. Un amendement déposé par l’extrême gauche demandait l’interdiction immédiate du glyphosate en Europe. De l’autre côté de l’hémicycle, le groupe ECR, composé principalement de députés britanniques d’extrême droite, a présenté 152 amendements pour «casser les conclusions du rapport», d’après Andrieu.

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Finalement, toutes ces tentatives ont été rejetées. Cela, grâce à une alliance inimaginable il y a un an. Le groupe conservateur PPE a conclu un accord avec les Verts, par l’entremise des Socio-démocrates. Le premier s’est engagé à ne pas suivre l’extrême droite si les seconds n’approuvaient pas l’interdiction du glyphosate.

Le rapport dans ses grandes lignes a donc été adopté avec pour recommandation une refonte du système d’évaluation des pesticides afin d’obtenir plus de transparence, d’indépendance des agences européennes et une stricte application du principe de précaution. «La Commission européenne et les Etats-membres doivent allouer plus de moyens à l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour qu’elle puisse faire correctement son travail», réclame aussi Norbert Lins, corapporteur du texte et membre du groupe PPE.

La France appelée à agir

L’objectif de cette réforme est d’éviter que se reproduise le fiasco de la réautorisation du glyphosate. Mardi, le chercheur autrichien Stefan Weber et le biochimiste Helmut Burtscher, associé à l’ONG Global 2000, ont détaillé, dans un rapport, comment l’Institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) allemand, chargé d’estimer les risques du glyphosate dans l’UE, a copié à plus de 70 % et plagié à plus de 50 % le dossier d’homologation écrit par l’industrie.

«Nous demandons au gouvernement de suspendre sans délai les autorisations à la vente des produits à base de glyphosate en France et de donner un calendrier précis pour le déstockage de ces produits, interpelle Eric Andrieu. De la même manière, la France doit bannir dès à présent, par mesure de précaution, l’importation de tous les produits contenant ou fabriqués à partir du glyphosate.» Bien que l’évaluation des substances soit une décision européenne, les Etats-membres, comme la France, ont le pouvoir d’autoriser ou non les produits qui entrent sur leur territoire. Et donc, d’en interdire certains, si nécessaire.

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Aude Massiot

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Tanzanie et Ouganda cherchent le financement pour leur projet commun d’oléoduc.

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Les projets pétroliers et oléoducs entre la Tanzanie et l’Ouganda figureront en tête des transactions d’infrastructures de cette année dans la région, mais ces pays doivent d’abord trouver un financement.

La Tanzanie et l’Ouganda recherchent un financement de plus de 6.1milliards d’euros pour ces projets, indique un nouveau rapport de Debtwire, un service de renseignement qui effectue des recherches et établit des rapports sur les situations d’endettement des entreprises.

Selon le nouveau rapport sur financement des projets africains de Debtwire pour 2019, les secteurs du pétrole et des infrastructures sont les plus susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs et des financiers cette année.

La Tanzanie devrait être en tête des transactions d’infrastructure avec le projet de pipeline de pétrole brut pour l’Afrique de l’Est, dont le budget est de 3 milliards d’euros. Stanbic Bank Uganda, le principal donneur d’un prêt de 2.2 milliards d’euros, a déclaré s’attendre à ce que l’accord soit conclu en juin.

Le solde de 881 millions d’euros devrait provenir des actionnaires sous forme de capitaux propres. En novembre 2018, l’Ouganda a annoncé son intention de conclure un accord financier pour l’oléoduc commun avec la Tanzanie d’ici la mi-2019, ouvrant la voie à sa construction après des mois de retards au cours desquels Kampala a révisé ses calendriers de production de pétrole.

L’Ouganda a découvert des réserves de pétrole brut il y a plus de 10 ans, mais la production a été retardée à plusieurs reprises par des désaccords avec les opérateurs sur le terrain concernant la fiscalité et la stratégie de développement. Un manque d’infrastructures telles qu’un pipeline et une raffinerie ont également freiné la production.

“Nous examinons maintenant l’année 2022 pour notre première production à partir des blocs Kingfisher et Tilenga”, a déclaré le 20 février la ministre de l’énergie de l’Ouganda, Mme Irene Muloni à l’agence Reuters, en marge de la conférence Petrotech à New Delhi.

Les sociétés chinoise CNOOC et française Total et Tullow Oil ont des intérêts dans ces deux domaines. CNOOC est l’opérateur du bloc Kingfisher tandis que Total dirige l’exploration à Tilenga.

«Nous nous préparons pour la production. Nous devons construire un pipeline pour les exportations et une raffinerie pour ajouter de la valeur. Donc, à moins que ces deux projets ne soient terminés, nous ne pouvons pas commencer la production », a déclaré Mme Muloni.

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Le Niger recherche 60 milliards francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

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Le Niger envisage de mobiliser sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, une enveloppe de 60 milliards de francs CFA pour financer une partie de son programme d’investissement 2019. Appuyé par BICI Bourse du groupe BNP Paribas, le pays ouest-africain lance l’emprunt « TPNE 6,50% 2019-2026 ».

Le Niger prévoit une sortie sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agira d’un emprunt dénommé « TPNE 6,50% 2019-2026 » qui porte sur 6.000.000 obligations de 10.000 francs CFA chacune. Conformément au tableau d’amortissement, les obligations rapporteront un intérêt annuel de 650 francs CFA et le premier coupon sera payé un an après la date de jouissance ou le premier jour ouvré suivant si ce jour n’est pas un jour ouvré. L’opération se déroulera du 25 février au 25 mars 2019.

D’après la note d’information relative à cette opération, le Niger bénéficiera de l’appui de BICI Bourse du groupe BNP Paribas. La note  a indique aussi que l’opération vise à mobiliser 60 milliards de francs CFA destinés à soutenir le Programme d’Investissement 2019 du pays.

Une croissance de 7 % en moyenne annuelle d’ici 2024

Pour amener les souscripteurs à s’intéresser à son emprunt obligataire, le Niger a dû présenter des arguments économiques. La note d’information indique que l’économie nigérienne a enregistré une croissance de 5,2% l’an dernier contre 4,9% enregistré un an plus tôt. Cette croissance a été imputée aux bonnes performances des secteurs primaire et tertiaire. Le pays s’attend à une croissance économique d’environ 7% en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années. Cette performance serait portée par les efforts de réforme structurelle du gouvernement nigérien ainsi que plusieurs grands projets d’investissement mis en place.

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Zimbabwe : un atelier de chaussures atypique

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Au Zimbabwe, nous découvrons une usine de fabrique de chaussures qui résiste à la fermeture en dépit de la crise économique actuelle.

C’est au milieu d’usines désaffectées à Bulawayo au Zimbabwe, que Courteney poursuit ses activités artisanales. L’entreprise de fabrique de chaussures emplois à plein temps 14 personnes toutes des hommes.

Ses atouts, une main d‘œuvre qualifiée et un savoir faire artisanal qui la démarque des autres entreprises. Ses produits, essentiellement destinés aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Afrique du Sud, sont vendus coûtent de 140 à 500 dollars américains la paire.

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