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Santé

Les médecins albertains majoritairement exemptés d’une formation sur la sensibilité culturelle

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À la suite de plusieurs scandales liés à des épisodes de racisme dans le réseau de la santé, Services de Santé Alberta (AHS) a décidé d’imposer des formations de sensibilisation aux réalités autochtones à l’ensemble de sa main-d’oeuvre. La majorité des médecins de la province, toutefois, y échappent, puisqu’ils sont considérés comme des sous-traitants, et non comme des employés.

L’avocate Ingrid Hess estime qu’il est inacceptable que les médecins ne suivent pas cette formation, pourtant obligatoire pour les autres travailleurs du réseau de la santé.

« C’est impensable que les médecins n’aient aucun biais ni préjugé », affirme-t-elle.

Mme Hess cite en exemple un incident où un médecin a intimé à un groupe d’itinérants autochtones de se « trouver un emploi » avant de leur demander s’ils voulaient une ordonnance pour du Tylenol 3. L’avocate a porté plainte à ce sujet au Collège des médecins de l’Alberta.

Le Collège a reconnu que le comportement du médecin avait été « dommageable », mais a rejeté la plainte de racisme portée contre lui. Ingrid Heiss dit qu’un grand nombre d’Autochtones lui ont par la suite raconté des histoires semblables.

Seulement 58 médecins sur 4000

La présidente d’AHS, Verna Yiu, a promis d’améliorer « les compétences et la sensibilité culturelle » des employés, après qu’une travailleuse eut traité une directrice d’école de « squaw enragée » dans un message texte, l’an dernier. La directrice est membre de la tribu Blood.

Services de Santé Alberta avaient alors décidé d’imposer une formation sur la sensibilisation aux réalités culturelles autochtones à tous ses employés ainsi qu’à ceux de l’agence de santé catholique Covenant Health.

La majorité des médecins ne sont toutefois pas considérés comme des employés du gouvernement, et seul le Collège des médecins de l’Alberta peut les obliger à suivre des formations. Le Collège a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de le faire dans ce cas-ci, selon la porte-parole Jessica McPhee, car les plaintes de discrimination qu’il reçoit sont « extrêmement rares ».

La formation imposée par AHS se décline en deux volets. D’abord, tous les employés doivent visionner, d’ici novembre prochain, une vidéo de 30 minutes qui retrace l’histoire autochtone dans la province.

Puis, au cours des trois prochaines années, l’ensemble des salariés du réseau de santé devront suivre sept cours en ligne portant sur les pratiques culturelles et l’histoire des peuples autochtones.

Il y a trois mois, seulement 58 des 4000 médecins de la province avaient suivi la formation, selon Esther Tailfeathers, médecin chargée d’un réseau de santé autochtone au sein d’AHS.

Mme Tailfeathers croit que le corps médical est encore aux prises avec plusieurs préjugés contre des Premières Nations. Elle milite pour que des cours de sensibilisation aux réalités des peuples autochtones deviennent obligatoires dans les écoles de médecine et d’infirmerie.

« Nous savons que plusieurs patients évitent le système de santé en raison de l’expérience négative qu’ils y vivent, explique-t-elle. Cela les décourage d’obtenir des soins avant que leur situation ne se détériore et devienne une urgence. »

Avec les informations de Reid Southwick, CBC News

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Santé

Le vaccin contre l’influenza plus efficace cette année

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En dépit de l’activité grippale qui bat son plein au pays, le virus semble moins virulent cette année que l’année dernière en raison notamment d’un vaccin particulièrement efficace.

7 personnes sur 10 sont vraiment très protégées, c’est un avantage.

Richard Fachehoun, médecin au CISSS de la Côte-Nord

Le deuxième élément qui explique cette efficacité du vaccin, c’est que le type d’influenza qui circule est couvert par le vaccin, explique Richard Fachehoun, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive au CISSS de la Côte-Nord. Il s’agit de surcroît d’un type d’influenza qui n’est pas considéré donner des éclosions dans les milieux de vie.

Une campagne de vaccination plus ciblée

Un autre facteur peut avoir un effet sur le nombre d’hospitalisations en lien avec la grippe.

Cette année, le ministère de la Santé, à la suite des recommandations de l’Institut national de recherche scientifique, a mis l’accent sur la vaccination de groupes particuliers.

La campagne de vaccination vise principalement :

  • les enfants de 6 à 17 mois qui ont des maladies chroniques;
  • les femmes enceintes aux 2e et 3e trimestres;
  • les adultes souffrant de maladie chronique;
  • les personnes âgées de plus de 75 ans.

Bien que la campagne de vaccination ne vise plus les personnes de 60 à 74 ans et les bébés de 6 à 23 mois, comme c’était le cas l’an passé, le ministère de la Santé continue tout de même à offrir gratuitement le vaccin à ce segment de la population.

Trop tôt pour un bilan

Selon le rapport hebdomadaire de l’Agence de la santé publique du Canada, la grippe a causé 56 décès au pays en date du 19 février. De ce nombre, moins de dix décès ont eu lieu chez des enfants.

Il est encore trop tôt cependant pour faire le bilan de l’activité grippale au pays étant donné que la saison n’est pas encore terminée.

Avec les informations d’Isabelle Damphousse

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Santé

Le CISSS de Chaudière-Appalaches, une « Entreprise en santé Élite »

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Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, la direction de l’établissement a mis en place des mesures pour offrir un meilleur milieu de travail afin d’attirer les travailleurs et, surtout, de les retenir.

Le CISSS a consulté ses employés pour améliorer ses pratiques de gestion, favoriser de saines habitudes de vie et améliorer l’environnement de travail.

« Dans le contexte actuel du marché de l’emploi, à titre de plus grand employeur de Chaudière-Appalaches, il est important que notre personnel soit en bonne santé physique et psychologique afin qu’à son tour, il puisse être pleinement disponible à prendre soin de la santé et du bien-être des citoyens de la région », commente la direction du CISSS de Chaudière-Appalaches

Il s’agit du premier CISSS ou CIUSSS au Québec à recevoir cette certification décernée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ).

La certification est en vigueur pour une durée de trois ans.

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Santé

Trop de temps devant les écrans nuit au développement des enfants, selon une étude

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Selon l’étude publiée dans la revue médicale JAMA Pediatrics, une durée excessive passée devant les écrans explique pourquoi un enfant sur quatre au Canada commence ses années scolaires avec un déficit.

Notre étude montre que les enfants d’âge préscolaire qui passent trop de temps devant un écran […] font partie de ceux qui présentent des retards et des déficits d’apprentissage à leur entrée à l’école à l’âge de 5 ans

Sheri Madigan, chercheuse et professeure Université de Calgary

Les auteurs de l’étude mentionnent qu’il ne faut pas passer trop de temps devant la télévision, mais aussi devant tout autre appareil connecté à Internet, les jeux vidéo ou les autres supports numériques comme les tablettes ou les téléphones cellulaires.

2500 foyers sondés

Selon la chercheuse et professeure de l’Université de Calgary Sheri Madigan, l’étude a examiné la combinaison entre le temps passé devant un écran et le développement à la petite enfance dans 2500 foyers albertains entre 2011 et 2016. Les familles devaient indiquer le nombre d’heures passées devant des écrans par les enfants.

Les chercheurs ont déterminé que les enfants avaient passé en moyenne 2,4 heures par jour devant un écran à l’âge de 2 ans, 3,6 heures par jour à l’âge de 3 ans et 1,6 heure par jour à l’âge de 5 ans.

Un père tient une tablette électronique et la montre à sa fille. Trop de temps d’écran nuit au développement des enfants. Photo : iStock

Ces durées dépassent les recommandations de la Société canadienne de pédiatrie, qui suggère de limiter le temps d’écran à une heure par jour pour les enfants de 2 à 5 ans et conseille de privilégier les programmes de haute qualité axés sur l’apprentissage et le développement.

Selon l’étude, les enfants passant trop de temps devant un écran ne parviennent pas à atteindre les cibles de développement de langage et de communication, de résolution de problèmes et de motricité.

« Ce qui distingue notre étude de celles réalisées précédemment sur le sujet est que nous avons examiné l’impact à long terme du temps passé devant un écran, comment le temps passé devant un écran à l’âge de 2 ans a un effet sur le développement à 5 ans », explique Sheri Madigan, qui est aussi la titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les déterminants du développement des enfants.

Nos résultats montrent qu’une des raisons possibles des disparités en matière d’apprentissage et de comportement à l’entrée à l’école est que certains enfants sont trop souvent devant leur écran pendant leur petite enfance.

Sheri Madigan, chercheuse et coauteure de l’étude

Elle ajoute que les enfants ne font plus assez d’activité physique en raison de toutes les heures qu’ils passent devant des tablettes ou la télévision et qu’ils ne développent pas les habiletés motrices nécessaires pour courir, faire du vélo ou jouer au ballon. Les interactions primordiales avec les parents sont aussi réduites, selon l’étude.

« Lorsqu’ils sont devant des écrans, ces interactions entre parents et enfants ne se produisent pas, ce qui peut retarder ou empêcher le développement des enfants », précise Sheri Madigan.

Deux fillettes rient et jouent avec une tablette.Deux fillettes jouent avec une tablette. Photo : iStock / maximkabb

Une solution facile

La coauteure de l’étude, Suzanne Tough, qui est professeure dans les départements de pédiatrie et de sciences de la santé communautaire à l’Université de Calgary, dit qu’il est facile pour les parents d’asseoir les enfants devant la télévision.

« La plupart des familles vivent dans une maison avec un appareil connecté à Internet et avec de nombreux écrans », explique-t-elle.

Notre génération est de plus en plus pressée et occupée. L’accès facile à des écrans représente une solution perçue comme étant inoffensive pour occuper les enfants.

Suzanne Tough, professeure et coauteure de l’étude

Sheri Madigan et Suzanne Tough souhaitent que les parents prennent conscience de l’impact du temps passé devant des écrans et imposent à leurs enfants une durée maximale devant les écrans.

Elles proposent aussi de créer des zones sans écrans, dans la cuisine par exemple, pour pouvoir faire des repas en famille.

Quant aux parents qui savent que leurs jeunes enfants passent ou ont passé trop de temps devant un écran, Sheri Madigan souligne qu’il est toujours temps pour eux de s’adapter.

« Les cerveaux des enfants se développent durant l’enfance, mais également après. Alors il est encore temps d’apporter des changements », conclut-elle.

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