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Arts et Spectacles

Regards et essais sur un pays sans cinéma

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Très vite sur le tournage centrafricain du Camille de Boris Lojkine (lire pages précédentes), on les a collectivement surnommé «les Varans», en référence aux Ateliers Varan, institution parisienne qui avait accepté, un an plus tôt, fin 2017, d’envoyer à Bangui des formateurs afin d’initier aux métiers du cinéma 11 stagiaires du cru, sélectionnés parmi 140 candidats. Par la suite, ils participeront tous au tournage de Camille, à une seule exception près : Mahamat Benamou, embauché au même moment par une organisation humanitaire en province. Difficile de renoncer à un poste rémunéré et stable dans un pays si pauvre, où le cinéma apparaît souvent comme une utopie.

Parmi les «Varans», certains avaient pourtant déjà touché à une caméra avant même cette formation providentielle : Elvis Ngaibiro, 32 ans, cinéphile convaincu, a ainsi réalisé un premier court métrage après avoir achevé ses études de géologie «pour rassurer [ses] parents». Quant à Tanguy Djaka, 34 ans, il a beau travailler comme informaticien à l’Assemblée nationale, il est aussi l’auteur de deux courts métrages.

Enérgie insolente. Du côté des Ateliers Varan, c’est finalement une sorte de retour aux sources. Comment oublier qu’ils ont été créés, en 1981, par Jean Rouch, cinéaste et figure mythique du documentaire en Afrique, trois ans après que ce dernier fut sollicité par le jeune Etat indépendant du Mozambique pour l’aider à former des réalisateurs locaux à l’art du cinéma «au plus proche du réel» ? Trente-huit ans plus tard, l’expérience se renouvelle donc au cœur de l’Afrique. Dans cet immense territoire enclavé, souvent synonyme de massacres à répétition, de malnutrition extrême, de sous-développement endémique, malgré ses immenses richesses minières. La réalité d’un pays se résume-t-elle à des statistiques déprimantes et à une série d’épisodes tragiques ?

La force incroyable des courts métrages réalisés en fin de formation par les «Varans» centrafricains, comme les projets qu’ils doivent achever en avril, c’est de montrer ce pays blessé de l’intérieur. D’offrir un regard plus intime, humain, mais aussi plus complexe sur un pays finalement méconnu. Dans son deuxième court métrage, Leila Thiam, 31 ans, se propose ainsi de filmer la vie d’un quartier de Bangui où chrétiens et musulmans, loin des conflits censés les opposer depuis 2013, ont décidé de reconstruire ensemble leurs maisons. Sur place, les traces des violences passées sont pourtant encore visibles : beaucoup d’habitants, qui ont fui à l’époque, ne sont toujours pas rentrés et, malgré les bonnes volontés réconciliatrices, la plupart des maisons sont encore en ruines,désormais envahies par les hautes herbes.

Les «événements», comme on désigne pudiquement à Bangui la crise sanglante de 2013-2014, s’insinuent souvent à l’arrière-plan de ces courts métrages. Celui de Tanguy Djaka évoque ainsi l’errance d’un jeune combattant démobilisé qui peine à trouver son destin dans ce pays, oscillant toujours entre guerre et paix, plombé par la misère. «J’ai eu du mal à le convaincre, il était très nerveux, en colère, même pendant le tournage», confesse Tanguy. Alors qu’à Bangui, tous les cinémas sont désormais fermés, le jeune réalisateur avait prévu, fin novembre, d’organiser une projection en plein air dans un quartier populaire. Au dernier moment, elle sera annulée en raison d’un nouveau regain de tensions dans une zone voisine.

Tournage du film "Camille" de Boris Lojkine en Centrafrique.
Tanguy Djaka, 3ème assistant réalisateur, formé par le programme des atelier Varan, organise la préparation du tournage d&squot;une scène dans un quartier de Bangui.Tanguy Djaka, troisième assistant réalisateur, formé par le programme des Ateliers Varan, organise la préparation d’une scène. Photo MICHAEL ZUMSTEIN. VU

Reste qu’à travers ces petites lucarnes de la vie quotidienne en République centrafricaine, s’esquisse aussi un autre pays qui sait faire preuve de résistance et d’une énergie insolente, comme le soulignent les deux films consacrés aux femmes commerçantes, réalisées par Bertille Ndeysseit et Marlyse Yotomane. Acculées à la survie, ces véritables combattantes évoluent dans un monde où les hommes, «ces fainéants» peste l’une d’elle, sont singulièrement absents.

Est-ce un hasard ? Marlyse et Bertille, tout comme Leila, se révèlent farouchement attachées à leur indépendance. Elles ne cachent pas une certaine méfiance vis-à-vis des hommes, «ces casse-tête», persifle Leila. «Eux qui, dès l’adolescence, insistent si souvent pour que tu leur prouves ton amour en tombant enceinte», s’indigne Bertille. «Je préfère être seule plutôt que de quémander de quoi vivre à un homme», renchérit Marlyse, veuve récente d’un médecin et qui élève, désormais seule, ses trois enfants.

Vocations. L’argent est une obsession quotidienne dans ce pays démuni. Une hantise qu’on retrouve d’ailleurs dans tous ces courts métrages. Il y a pourtant aussi des rires qui fusent dans ce monde sans pitié. Comme dans le premier court de Leila, consacré à la section des femmes d’un hôpital de Bangui, sélectionné cette année dans deux festivals au Maroc et en Suisse. Mbi Na Mo («Toi et moi»), le documentaire très tendre de Rafiki Fabiala, qui suit un très jeune couple dans l’attente de son premier bébé, a lui été sélectionné au prochain Fipadoc qui se déroulera fin janvier à Biarritz. Encore étudiant, mais déjà connu comme une star du slam local, Rafiki a découvert que «le cinéma est plus fort que la musique pour faire passer un message», dit-il.

Tournage du film "Camille" de Boris Lojkine en Centrafrique.
Leila Thiam (c), formée par le programme des ateliers Varan, posent avec les personnages de son prochain documentaire.Leila Thiam pose avec les personnages de son prochain documentaire. Photo MICHAEL ZUMSTEIN. VU

A Bangui, des vocations sont ainsi nées ou se sont confirmées. «Cette aventure humaine tient un peu du miracle», rappelle Boris Lojkine. Le 28 janvier, «les Varans» seront à l’honneur au cinéma le Louxor, à Paris, où leurs courts métrages feront l’objet d’une projection spéciale.


Maria Malagardis (à Bangui)

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Trois courts métrages canadiens en lice pour les Oscars

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D’une part, Fauve raconte les jeux de pouvoir malsains entre deux garçons sur le site de la mine à ciel ouvert de Thetford Mines. Il compte dans sa distribution Félix Grenier, Alexandre Perreault et Louise Bombardier.

Jérémy Comte avec son prix remporté à Sundance.Jérémy Comte avec son prix remporté à Sundance. Photo : Facebook

Depuis sa sortie, le court métrange de 16 minutes a récolté plus de 40 récompenses à travers le monde, dont le Prix du jury à Sundance. Il a également été projeté dans plus de 80 festivals, dont celui de Toronto.

Marguerite de Marianne Farley est pour sa part un court métrage qui raconte l’histoire d’une octogénaire, Marguerite, interprétée par Béatrice Picard, qui souffre de diabète et passe ses journées dans la solitude. Elle ne reçoit que la visite occasionnelle de son infirmière, Rachel (Sandrine Bisson), qui vient lui prodiguer des soins.

Béatrice Picard regarde vers Sandrine Bisson, qui est penchée vers son écran de téléphone. Béatrice Picard et Sandrine Bisson dans une scène du film « Marguerite » de Marianne Farley. Photo : Distribution H264

Elle cherche à développer un lien avec Rachel, jusqu’au jour où elle apprend que celle-ci est lesbienne. La nouvelle déclenche quelque chose en elle qui va venir bouleverser leur relation.

Tour du chapeau pour le Canada, puisqu’un troisième court métrage, un film d’animation cette fois, est aussi en lice pour la prestigieuse cérémonie de remise de prix.

Animal Behaviour (Zoothérapie) de David Fine et Alison Snowden est produit par l’Office national du film (ONF). Le duo a déjà été oscarisé pour le film L’anniversaire de Bob. Le récit de Zoothérapie se base essentiellement sur la thérapie de groupe de cinq animaux, qui s’expriment sur leurs angoisses existentielles respectives.

Il s’agit d’une 75e nomination aux Oscars pour l’ONF.

Peu de surprises

Le 24 février prochain, l’Oscar du meilleur film sera remis à l’un de ces 8 films : Une étoile est née (A Star Is Born), BlacKkKlansman, Black Panther, Bohemian Rhapsody, La Favorite (The Favourite), Le Livre de Green (Green Book), Roma ou Vice.

Spike Lee (BlacKkKlansman), Pawel Pawlikowski (Cold War), Yorgos Lanthimos (La Favorite), Alfonso Cuaron (Roma) et Adam McKay (Vice) se disputeront l’Oscar du meilleur réalisateur.

Des enfants blottis les uns contre les autres sur une plage au bord de la merEn 2018, Netflix a distribué le film Roma, qui a été qualifié de chef d’œuvre par plusieurs experts en cinéma. Photo : La Presse canadienne / Netflix/Carlos Somonte

Dans la catégorie du meilleur acteur, les nommés sont : Christian Bale (Vice), Bradley Cooper (Une étoile est née), Willem Dafoe (At Eternity’s Gate), Rami Malek (Bohemian Rhapsody) et Viggo Mortensen, (Le livre de Green).

Parmi les comédiennes en lice pour remporter la statuette de la meilleure actrice, on compte Yalitzia Aparicio, (Roma), Glenn Close (The Wife), Olivia Colman (La Favorite), Lady Gaga,(Une étoile est née) et Melissa McCarthy (Pourras-tu me pardonner un jour? (Can You Ever Forgive Me?)).

Les acteurs Bradley Cooper et Lady Gaga dans le film <em>A Star Is Born</em>.Les acteurs Bradley Cooper et Lady Gaga dans le film A Star Is Born. Photo : Warner Bros.

Parmi les premières nominations annoncées, Amy Adams (Vice), Marina de Tavira (Roma), Regina King (Si Beale Street pouvait parler (If Beale Street Could Talk)), Emma Stone et Rachel Weisz, qui jouent toutes deux dans La Favorite ont été retenues dans la catégorie du meilleur second rôle féminin.

Du côté des meilleurs seconds rôles masculins, l’Académie des arts et sciences du cinéma, qui remet les prestigieuses statuettes, a sélectionné Mahershala Ali (Le livre de Green), Adam Driver (BlacKkKlansman), Sam Elliott (Une étoile est née), Richard E. Grant (Pourras-tu me pardonner un jour?) et Sam Rockwell, (Vice).

Christian Bale, dans le rôle de Dick Cheney, a la tête penchée et regarde vers le bas.Christian Bale interprète Dick Cheney dans le film Vice Photo : Annapurna Pictures

Les oeuvres suivantes ont été retenues dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère : Capharnaüm (Liban), Cold War (Pologne), Never Look Away (Allemagne), Roma (Mexique) et Une affaire de famille (Japon).

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Des familles homoparentales nous racontent leur quotidien sur le site de  Cheval-Serpent

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La télévision, reflet de la société, n’échappe pas aux changements et à l’évolution du monde. Elle permet parfois de démystifier des modèles avec lesquels la majorité des téléspectateurs ne sont pas familiers. L’homoparentalité est l’une de ces nouvelles figures de la famille et a été plus présente dans les séries télévisées au cours des dernières années. Aux États-Unis, Modern Family, Queer as Folk, The L Word, Six Feet Under, The Wire, Glee, Brothers and Sisters et The Fosters font partie de ces séries qui montrent de nouvelles réalités familiales.

Plus près de nous, Mémoires vives, Lâcher prise et Cheval-Serpent ont mis ou mettent en scène des familles homoparentales, sans que ce modèle non traditionnel soit au cœur de l’intrigue.

Dans Cheval-Serpent, Dorice McQuaid (Sophie Prégent) et Dominique Lévesque (Élise Guilbault) forment un couple et sont les mères de Simone. Les parents biologiques de Simone sont Dominique et David (Guillaume Lemay-Thivierge). Celui-ci a offert son aide afin que les deux femmes puissent fonder une famille. David est très présent dans la vie de sa fille, ce qui ne fait pas nécessairement l’affaire de Dominique.

Vidéo de présentation des familles

L’auteure de Cheval-Serpent, Danielle Trottier, a délaissé temporairement le monde de la fiction pour aller à la rencontre de quatre familles homoparentales bien réelles, qui ont accepté de raconter leur histoire.

Patrick et Anwar, Patrick et Georges, Édith et Joanie ainsi que Charles et Éric ont, chacun à leur façon, surmonté des obstacles et trouvé des solutions pour réaliser leur rêve. Et comme le dit l’un des pères interviewés :

Tout est possible dans la vie. Tu as un rêve? Tu travailles. Tu veux y arriver? Tu vas bâtir. Tu as une idée? Bien, trouve les solutions, trouve ce que tu dois faire et fonce, vas-y, et ne laisse personne te dire que c’est impossible.

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Marcel Azzola, à bout de soufflet

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Si Yvette Horner a été célébrée comme la reine des flonflons pop, Marcel Azzola pouvait légitimement postuler au titre de roi du swing musette. Plus encore que son aînée, qui le devança en 1948 lors d’une coupe du monde d’accordéon, il aura œuvré à sortir son instrument des préjugés dans lesquels il était contraint. «Le combat n’est pas fini !» avait-il ainsi prévenu le jeune Vincent Peirani à ses débuts. Ironie ultime, Horner l’a aussi précédé dans la mort : elle est décédée en juin, lui lundi, à 91 ans.

Comme Peirani et d’autres héros du branle-poumons, Azzola était un fils d’immigrés italiens, né en 1927 dans le Paris populo, celui de la Rue de la Chine (une mazurka qui figure parmi ses classiques, en hommage à l’adresse de l’hôpital Tenon où sa mère accoucha). Formé par les meilleurs, Médard Ferrero en tête qui l’initia au classique (les fameux grands airs et autres ouvertures), il apprend le métier dans les brasseries, jouant à la demande, et dans les bals, enchaînant les cachets.

Elans explosifs

De cette dualité, il gardera un sens de l’humilité et un talent d’écoute, deux qualités essentielles pour qualifier une belle carrière. La sienne naît dans l’ombre des vedettes qui font appel à lui : Boris Vian, Yves Montand, Barbara, Jean Sablon, Edith Piaf, Juliette Gréco… Le carnet est rempli de noms qui sonnent à l’oreille de tout amateur de musique. Parmi ceux-ci, il y a bien entendu Jacques Brel, dont le «Chauffe, Marcel, chauffe !», cri du cœur lâché dans l’énergie de la session, fit entrer l’accordéoniste au panthéon de la chanson. En 1968, Vesoul le place pour toujours dans la cartographie de la musique française.

 

Pour avoir su se mettre au service des autres, Marcel Azzola n’en fut pas moins à l’initiative d’un vrai renouveau pour son instrument, qu’il dépoussiéra patiemment sans ôter la part de plaisir qu’il y a à faire valser les pieds. C’est grâce à lui, entre autres, que ce piano dit du pauvre put entrer au Conservatoire national supérieur de musique en 2002. Avec le jazz, il éprouva tout autant ses qualités d’improvisateur que de compositeur, dans les pas des meilleurs du genre, dont l’esthète virtuose Tony Murena, sa référence, dont il partageait les élans explosifs. En la matière, il sera guidé par son pote d’enfance et complice de toujours, le guitariste Didi Duprat, qui lui présenta Django Reinhardt et l’introduisit plus généralement dans l’univers manouche. Il deviendra bientôt l’éclaireur inspiré d’une nouvelle génération, celle de Richard Galliano, avec lequel il enregistrera même une Afro-musette et une terrible Panique sur l’album Paris musette en 1990.

Directeur artistique de ce disque publié sur le label La Lichère, le rédacteur en chef de Jazz Magazine Franck Bergerot fut, jusqu’à son dernier souffle, l’un des intimes de Marcel Azzola : «Il avait grandi en parallèle de l’histoire du swing, sans complètement la partager. Pour ce fils de maçon, le jazz, c’était le monde des riches. Pas tout à fait le sien, même s’il avait été très tôt impressionné par Dizzy Gillespie.» Après avoir fréquenté les clubs de Saint-Germain, l’accordéoniste va pourtant se hisser au sommet au Caveau de la Montagne, un petit club de jazz où il s’illustre à la fin des années 70 avec le guitariste Marc Fosset et le contrebassiste Patrice Caratini. «Après avoir sillonné les départementales françaises au volant de belles américaines et fait danser tout le pays, Marcel tend à revenir vers de petites formes, comme les récitals qu’il donne avec la pianiste Lina Bossati. Il est séduit par l’idée de se frotter à une nouvelle génération de jazzmen. Nous sommes curieux, Marc et moi, d’élargir les champs de notre duo, qui plus est, avec une légende de l’accordéon», témoigne alors le contrebassiste, honoré de partager l’affiche avec celui qu’il désigne comme «le patron».

«Piano à frissons»

Ce ne sera pas la seule expérience de ce type, même s’il dut longtemps enregistrer des séances où il n’était pas question de prononcer le mot jazz. Marcel Azzola tissa ainsi des ponts entre deux univers où les malentendus n’avaient que trop duré. De Stéphane Grappelli à Christian Escoudé, de Swan Berger à Didier Lockwood, il fut toujours attaché au Paris qui swingue dru. Il n’en était pas moins élégant lorsqu’il s’agissait de ralentir le tempo, comme avec l’emblématique duo qu’il formait depuis des dizaines d’années avec Lina Bossati, la pianiste de son orchestre de bal qui deviendra sa fidèle complice sur scène et sa meilleure amie dans la vie. Sur le «soufflet à chagrin» que beaucoup désignent aussi comme le «piano à frissons», il pouvait ainsi faire siennes les Gymnopédies de Satie, non sans digression mais toujours avec délicatesse, pour paraphraser un de ses plus beaux thèmes.

C’est aussi de cette oreille qu’il faut apprécier ses apparitions sur de nombreuses bandes originales, à commencer par celles de Tati (Mon Oncle, Playtime…). Comme ce dernier, la musique de Marcel Azzola parlait de mélancolie et de mémoire, sans renier l’énergie et l’instant présent. Des sentiments partagés qui se trouvent résumés dans une courte vidéo du documentariste et écrivain David Dufresne. Venu le voir à propos de son livre On ne vit qu’une heure : une virée avec Jacques Brel, Marcel Azzola, en sortant un des nombreux accordéons de sa collection, lui relatera le souvenir d’une improbable séance avec les Sex Pistols pour le film la Grande escroquerie du rock’n’roll : «On s’est retrouvés à Saint-Germain-des-Prés, le chanteur à chanter à la terrasse des Deux Magots, avec moi à l’accordéon et un violon. Et le directeur s’approche pour nous dire de foutre le camp ! Un client s’est levé et lui a dit : « Arrêtez, ce sont des amis à moi. » C’était Jean Sablon.»


Jacques Denis

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