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La NSA a identifié une possible taupe grâce à Kaspersky et un site BDSM

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Chaque vendredi, chronique des jeux de pouvoir et de l’art de la guerre dans le cyberespace.

A quoi pensait Hal Martin lorsqu’il a choisi le pseudo Hal999999999 pour son compte Twitter ? Certainement pas qu’il permettrait de l’identifier, grâce à un site de bondage, et de raconter ainsi un nouveau chapitre de l’un des épisodes les plus invraisemblables de l’affrontement numérique entre puissances. Petit rappel : en août 2016, un mystérieux collectif, baptisé Shadow Brokers, publie sur Internet des outils utilisés par la toute-puissante National Security Agency (NSA) américaine.

Si le lanceur d’alerte Edward Snowden avait dévoilé ses méthodes et tentaculaires moyens de surveillance pour en dénoncer l’étendue, les Shadow Brokers choisissent un autre créneau. Ils livrent à tous, sur Internet, le saint des saints, le code de logiciels espions utilisés par l’unité d’élite de la NSA. D’autres fuites des Shadow Brokers suivront, notamment en avril 2017 avec la mise en ligne de vulnérabilités de Windows. Celles-ci seront utilisées pour des cyberattaques majeures : WannaCry, commise par la Corée du Nord selon les Etats-Unis, et NotPetya, probablement mise au point par la Russie.

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Marionnette

Les Shadow Brokers restent, eux, entourés de mystère. Des officiels américains soupçonnent, sans surprise, le Kremlin d’être à la manœuvre. Deux agents de la NSA ont été arrêtés après la salve d’août 2016. Nghia H. Pho, 67 ans, sera condamné pour «rétention volontaire d’informations relatives à la défense nationale», qu’il avait illégalement ramenées à son domicile. L’autre, Harold T. Martin III, est poursuivi pour le même motif, mais n’a pas encore été jugé. C’est sur ce dernier que le média américain Politico vient de faire de nouvelles révélations. Ce rebondissement implique un familier des affaires de cyberespionnage : Kaspersky, la boîte éditant le logiciel antivirus russe, devenue la bête noire des agences de renseignement américain qui la croient téléguidée par Moscou.

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Quel rapport entre Harold Martin et Kaspersky ? Quelques minutes avant la première publication des Shadow Brokers, un chercheur de Kaspersky a reçu, sur Twitter, deux messages sibyllins d’un certain Hal999999999 semblant demander à rencontrer le directeur de l’éditeur d’antivirus. D’autres messages suivront les jours suivants. Puis plus rien. Intrigués, les chercheurs essaient d’en savoir plus. Ils découvrent alors qu’un certain Hal999999999 est inscrit sur un site BDSM avec une photo, qui s’avérera être celle de Harold Martin, puis que Martin a un compte LinkedIn, sur lequel il dit travailler dans la cybersécurité offensive.

(Cet article est incroyable. Totalement taré. Apparemment un mec de la NSA est sorti en emportant leur arsenal complet d’armes numériques – une sera utilisée peu après pour stopper le transport maritime mondial – et, dans la grande tradition du « clickbait », ce qui suit va vous surprendre.)

Trouvant le profil et l’approche louches, l’un des chercheurs de Kaspersky en parle à un employé de la NSA qu’il connaît. Il lui transfère tous les éléments en sa possession. Cinq jours plus tard, le FBI perquisitionne chez Martin et découvre quantité de données classifiées, dont des outils publiés par Shadow Brokers. Martin est mis en examen. Grâce à Kaspersky, soupçonné donc d’être une marionnette des Russes, les Américains auraient ainsi arrêté une possible source des Shadow Brokers, eux-mêmes soupçonnés d’être liés à la Russie. Le brouillard du cyber n’a jamais été aussi épais.


Pierre Alonso

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Tanzanie et Ouganda cherchent le financement pour leur projet commun d’oléoduc.

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Les projets pétroliers et oléoducs entre la Tanzanie et l’Ouganda figureront en tête des transactions d’infrastructures de cette année dans la région, mais ces pays doivent d’abord trouver un financement.

La Tanzanie et l’Ouganda recherchent un financement de plus de 6.1milliards d’euros pour ces projets, indique un nouveau rapport de Debtwire, un service de renseignement qui effectue des recherches et établit des rapports sur les situations d’endettement des entreprises.

Selon le nouveau rapport sur financement des projets africains de Debtwire pour 2019, les secteurs du pétrole et des infrastructures sont les plus susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs et des financiers cette année.

La Tanzanie devrait être en tête des transactions d’infrastructure avec le projet de pipeline de pétrole brut pour l’Afrique de l’Est, dont le budget est de 3 milliards d’euros. Stanbic Bank Uganda, le principal donneur d’un prêt de 2.2 milliards d’euros, a déclaré s’attendre à ce que l’accord soit conclu en juin.

Le solde de 881 millions d’euros devrait provenir des actionnaires sous forme de capitaux propres. En novembre 2018, l’Ouganda a annoncé son intention de conclure un accord financier pour l’oléoduc commun avec la Tanzanie d’ici la mi-2019, ouvrant la voie à sa construction après des mois de retards au cours desquels Kampala a révisé ses calendriers de production de pétrole.

L’Ouganda a découvert des réserves de pétrole brut il y a plus de 10 ans, mais la production a été retardée à plusieurs reprises par des désaccords avec les opérateurs sur le terrain concernant la fiscalité et la stratégie de développement. Un manque d’infrastructures telles qu’un pipeline et une raffinerie ont également freiné la production.

“Nous examinons maintenant l’année 2022 pour notre première production à partir des blocs Kingfisher et Tilenga”, a déclaré le 20 février la ministre de l’énergie de l’Ouganda, Mme Irene Muloni à l’agence Reuters, en marge de la conférence Petrotech à New Delhi.

Les sociétés chinoise CNOOC et française Total et Tullow Oil ont des intérêts dans ces deux domaines. CNOOC est l’opérateur du bloc Kingfisher tandis que Total dirige l’exploration à Tilenga.

«Nous nous préparons pour la production. Nous devons construire un pipeline pour les exportations et une raffinerie pour ajouter de la valeur. Donc, à moins que ces deux projets ne soient terminés, nous ne pouvons pas commencer la production », a déclaré Mme Muloni.

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Le Niger recherche 60 milliards francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

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Le Niger envisage de mobiliser sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, une enveloppe de 60 milliards de francs CFA pour financer une partie de son programme d’investissement 2019. Appuyé par BICI Bourse du groupe BNP Paribas, le pays ouest-africain lance l’emprunt « TPNE 6,50% 2019-2026 ».

Le Niger prévoit une sortie sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agira d’un emprunt dénommé « TPNE 6,50% 2019-2026 » qui porte sur 6.000.000 obligations de 10.000 francs CFA chacune. Conformément au tableau d’amortissement, les obligations rapporteront un intérêt annuel de 650 francs CFA et le premier coupon sera payé un an après la date de jouissance ou le premier jour ouvré suivant si ce jour n’est pas un jour ouvré. L’opération se déroulera du 25 février au 25 mars 2019.

D’après la note d’information relative à cette opération, le Niger bénéficiera de l’appui de BICI Bourse du groupe BNP Paribas. La note  a indique aussi que l’opération vise à mobiliser 60 milliards de francs CFA destinés à soutenir le Programme d’Investissement 2019 du pays.

Une croissance de 7 % en moyenne annuelle d’ici 2024

Pour amener les souscripteurs à s’intéresser à son emprunt obligataire, le Niger a dû présenter des arguments économiques. La note d’information indique que l’économie nigérienne a enregistré une croissance de 5,2% l’an dernier contre 4,9% enregistré un an plus tôt. Cette croissance a été imputée aux bonnes performances des secteurs primaire et tertiaire. Le pays s’attend à une croissance économique d’environ 7% en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années. Cette performance serait portée par les efforts de réforme structurelle du gouvernement nigérien ainsi que plusieurs grands projets d’investissement mis en place.

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Zimbabwe : un atelier de chaussures atypique

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Au Zimbabwe, nous découvrons une usine de fabrique de chaussures qui résiste à la fermeture en dépit de la crise économique actuelle.

C’est au milieu d’usines désaffectées à Bulawayo au Zimbabwe, que Courteney poursuit ses activités artisanales. L’entreprise de fabrique de chaussures emplois à plein temps 14 personnes toutes des hommes.

Ses atouts, une main d‘œuvre qualifiée et un savoir faire artisanal qui la démarque des autres entreprises. Ses produits, essentiellement destinés aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Afrique du Sud, sont vendus coûtent de 140 à 500 dollars américains la paire.

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