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Le projet pilote d’Uber élargi à Eva, un concurrent

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Dévoilée par Le Soleil vendredi matin, la nouvelle a été confirmée au cours de la journée par le ministre des Transports, François Bonnardel.

Dans un bref communiqué, M. Bonnardel précise qu’Eva ne pourra exercer ses activités qu’à Montréal, Québec et Gatineau, soit le même territoire que celui concédé à Uber.

« La modernisation de l’industrie du transport de personnes est une priorité pour le gouvernement du Québec », écrit-il. « L’arrivée d’un nouveau joueur est dans l’intérêt des usagers de la route, qui auront une option supplémentaire pour leurs déplacements. »

« Avec cette annonce, nous permettons à une nouvelle entreprise québécoise de démarrer ses activités », ajoute le ministre.

Le modèle coopératif d’Eva amènera une valeur ajoutée au projet pilote.

François Bonnardel, ministre québécois des Transports

Pour permettre à Eva d’exercer ses activités en respectant la loi, le ministre Bonnardel a dû modifier le Projet pilote concernant des services de transport rémunéré de personnes demandés exclusivement par application mobile, qui avait été adopté en 2016 pour encadrer les pratiques d’Uber face aux traditionnels taxis. Le projet, qui devait prendre fin en octobre 2018, avait été prolongé d’un an par le gouvernement Legault le 12 octobre dernier.

Ainsi, les chauffeurs d’Eva seront soumis sensiblement aux mêmes conditions que ceux d’Uber. Ils devront par exemple suivre une formation obligatoire de 35 heures, qui sera bientôt offerte sur Internet.

Appelé à commenter la décision du ministre Bonnardel, le porte-parole d’Uber Canada, Jean-Christophe de Le Rue, a salué « l’arrivée d’une option supplémentaire en mobilité partagée », promettant du même souffle qu’Uber continuera à offrir « un service toujours plus fiable, sécuritaire et abordable afin de convaincre toujours plus de Québécois de délaisser l’auto solo qui cause la congestion et la pollution ».

Une coop toute québécoise

Tout comme Uber, Eva offre un service rémunéré de transport de personnes grâce à une application mobile qui met en lien des chauffeurs et des utilisateurs, à la différence près que son siège social est situé au Québec, et non aux États-Unis. Mais Eva fonctionne selon un modèle coopératif, avec des membres qui ont droit à des ristournes.

« On remarque que le covoiturage commercial […] devient de plus en plus populaire et on pense que les ressources qui sont engendrées par ce type d’industrie là devraient rester au niveau local, d’où le modèle coopératif et d’où l’alternative québécoise que nous avons développés », a expliqué à Radio-Canada l’un des deux cofondateurs d’Eva, Dardan Isufi, qui se présente comme le « chef d’orchestre opérationnel » du projet.

Autre disparité notable entre Uber et Eva : cette dernière ne prélève que 15 % des frais facturés aux utilisateurs, plutôt que les 25 % exigés par le géant américain. La différence est empochée par le chauffeur, explique M. Isufi.

M. Isufi, en entrevue dans un studio de Radio-Canada.Dardan Isufi, cofondateur d’Eva. Photo : Radio-Canada

Actuellement, la plateforme, qui fonctionne en mode bêta, compte environ 100 conducteurs et 1000 passagers. Elle devrait être lancée officiellement dans trois à quatre semaines; d’abord à Montréal, puis à Québec, et enfin à Gatineau. À terme, ses fondateurs souhaiteraient toutefois pouvoir étendre le service à d’autres villes québécoises comme Sherbrooke, Saguenay ou Trois-Rivières, voire en Ontario, ne serait-ce que pour permettre aux utilisateurs gatinois de pouvoir se rendre à Ottawa.

La coopérative de transport a été fondée en 2017 par M. Isufi et Raphaël Gaudreault, respectivement originaires de Granby et de Saguenay. L’application fonctionne grâce à la technologie des chaînes de blocs, qui permet l’utilisation d’une base de données décentralisée.

Ses fondateurs, qui dénonçaient l’été dernier l’approche du gouvernement Couillard en matière de transport rémunéré de personnes, expliquent que la négociation a été beaucoup plus facile avec l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec.

« Avec le précédent gouvernement, après neuf mois de discussions, on ne frappait que des murs, que des murs, que des murs », a répété M. Isufi vendredi. « Et là, avec le nouveau, ça a pris deux, trois mois, et voilà qu’on est opérable. Donc oui, il y a eu une très grande ouverture à ce niveau-là et on continue vraiment de coopérer avec l’actuel ministre des Transports et son ministère, parce qu’il y a un désir certain de pérenniser l’actuel projet pilote dans un projet de loi conforme à toute forme de covoiturage commercial. »

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Les Casques bleus canadiens appelés à l’aide après une attaque d’Al-Qaïda au Mali

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Selon le capitaine Christopher Daniel, des Forces armées canadiennes, deux hélicoptères Chinook, configurés en hôpitaux volants, et trois hélicoptères Griffon ont été dépêchés sur les lieux à cette occasion.

L’attaque, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), visait une base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Dix Casques bleus tchadiens ont été tués par les djihadistes, et 25 autres, blessés. Il s’agissait de la pire attaque subie par des Casques bleus depuis des mois.

Selon l’agence de presse mauritanienne Al-Akhbar, connue pour recevoir et diffuser des communiqués d’AQMI, le groupe djihadiste dit avoir réagi à la visite, dimanche, du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou au Tchad.

Les hélicoptères canadiens ont permis d’évacuer des blessés et de livrer de l’eau, de la nourriture et des munitions aux troupes onusiennes demeurées dans la base, a précisé le capitaine Daniel.

Le seul fait que deux Chinook aient été déployés témoigne de la gravité de l’attaque; normalement, un seul appareil canadien doit être prêt à voler en tout temps.

La MINUSMA, déployée au Mali depuis le printemps 2013, compte un peu plus de 12 000 militaires, 1700 policiers et près de 1200 civils. Il s’agit d’une des missions de l’ONU les plus dangereuses au monde.

Elle doit notamment assurer la sécurité des civils et favoriser un retour à la stabilité politique du pays, menacée par des groupes djihadistes.

Depuis le mois d’août, le Canada compte environ 250 militaires et huit hélicoptères à Gao au Mali.

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Ouvrir l’horizon des plus jeunes à la culture autochtone

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« Un enfant qui lit, c’est un adulte qui pense et qui réfléchit, plus tard. On avait donc envie d’ouvrir la porte sur la culture et l’art autochtone », explique Brigitte Lépine, la présidente de la Corporation La Fête de la lecture et du livre jeunesse.

Chaque aspect du salon qui a lieu du 8 au 10 février a été choisi avec soin pour représenter le plus fidèlement les symboles de chaque culture. Les organisateurs ont aussi été en contact avec ceux du Salon du livre autochtone pour s’assurer que tout était bien présenté.

« La lecture, c’est une activité qui ouvre les portes vers d’autres réalités et vers les rêves des enfants. On trouvait donc que l’image du capteur de rêve représentait bien cette idée-là. En plus d’être beau, il représente un concept important », raconte la présidente.

En ce qui concerne les exposants, les organisateurs ont laissé la liberté aux éditeurs de choisir les écrivains qu’ils souhaitaient présenter.

La Fête de la lecture et du livre jeunesse

La Fête de la lecture et du livre jeunesse change de thème aux deux ans. En plus du Salon du livre jeunesse de Longueuil, plusieurs activités sont prévues dans les écoles de la Commission scolaire Marie-Victorin lors de la dernière semaine de janvier et tout au long du mois de février.

« Les enfants pourront discuter de culture autochtone et poser des questions.

Puis, les enfants autochtones, eux, pourront parler de leur culture, de leur langue, la présenter. On voit souvent dans les nouvelles qu’ils ne sont pas toujours à l’aise, ou fiers, d’en parler, alors ça va permettre cette discussion-là », détaille Brigitte Lépine.

Pour elle, créer cet espace de discussion avec des enfants est une façon de leur permettre de voir les différences dans la société et les inviter à réfléchir.

« Quand nous sommes adultes, nous sommes confrontés à beaucoup de dilemmes et de complexes. On pense que les enfants n’ont pas la capacité de réfléchir sur les enjeux, mais l’enfant fait aussi partie de cette société. Il réfléchit, il se pose des questions et si nous étions plus à son écoute, on pourrait lui répondre », soutient la présidente.

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Les États-Unis et le Canada abusent du système d’extradition, dit la Chine

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La directrice financière de Huawei, âgée de 46 ans, a été arrêtée en Colombie-Britannique le 1er décembre dernier à la demande de responsables américains, qui l’accusent de violer les sanctions contre l’Iran par l’intermédiaire d’une filiale du géant chinois des télécommunications.

Le cas de Meng Wanzhou a retenu l’attention partout dans le monde et a provoqué des tensions diplomatiques entre le Canada et la Chine.

Toute personne ayant un jugement équitable déterminerait que le Canada a commis une « grave erreur » dans cette affaire, a déclaré Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse tenue à Pékin, mardi.

Elle a aussi insisté sur le fait que la cause de Meng Wanzhou sort de l’ordinaire et que le traité d’extradition entre le Canada et les États-Unis viole « la sécurité et les droits et intérêts légitimes des citoyens chinois ».

La représentante chinoise n’a pas manqué d’écorcher les États-Unis et a précisé que son pays exhorte fortement celui dirigé par Donald Trump à corriger son « erreur » en annulant le mandat d’arrêt de Mme Meng et en ne déposant pas une demande formelle d’extradition.

Lorsqu’on lui a demandé si la Chine riposterait contre les États-Unis si Mme Meng était extradée, Hua Chunying a répondu : « La Chine répondra, bien sûr, aux actions des États-Unis ». Elle n’a pas donné plus de détails.

Toujours mardi, l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton , a confirmé à CBC News que les autorités américaines lui ont fait savoir qu’elles déposeraient bientôt la demande officielle requise pour l’extradition de Mme Meng.

La date limite pour le dépôt de la demande est le 30 janvier. En vertu de la loi canadienne sur l’extradition, les États-Unis disposaient de 60 jours à compter de la date de l’arrestation pour déposer une demande officielle. S’ils ne le font pas, des avocats pourraient réclamer la libération de la femme d’affaires.

Demande de libération des Canadiens

Cette nouvelle requête de Pékin survient alors que 140 experts internationaux de la Chine – y compris cinq anciens ambassadeurs canadiens – ont exhorté le président Xi Jinping à libérer les deux Canadiens détenus en Chine depuis l’arrestation de Mme Meng.

Un peu plus de 10 jours après l’arrestation de Mme Weng à Vancouver, les Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor ont été arrêtés et emprisonnés en Chine. Les responsables de ce pays ont donné peu de détails sur ce dont on accuse les deux Canadiens, se contentant de dire que les hommes sont accusés de « s’engager dans des activités qui mettent en danger la sécurité nationale ».

Ces 140 ex-diplomates et universitaires qualifient l’ex-diplomate Kovrig et l’entrepreneur Spavor de « bâtisseurs de ponts » entre la Chine et le reste du monde, et soutiennent que leur détention rend plus périlleux les voyages en Chine.

La Chine a également condamné en appel, la semaine dernière, le Canadien Robert Lloyd Schellenberg à la peine de mort pour trafic de drogue, alors qu’il avait été condamné en première instance à une peine de 15 ans de prison.

Le gouvernement canadien s’est dit préoccupé par ce cas et le premier ministre Trudeau s’est opposé à la condamnation du Canadien. « Le fait que la Chine ait choisi d’appliquer arbitrairement la peine de mort, comme c’est le cas en l’occurrence pour un Canadien, nous préoccupe au plus haut point en tant que gouvernement, comme elle devrait le faire pour tous nos amis et alliés internationaux », a-t-il déclaré la semaine dernière.

Meng Wanzhou, fille du fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, a été libérée sous caution de 10 millions de dollars en décembre après trois jours d’audiences. Elle vit en résidence surveillée à Vancouver, en attendant que la demande d’extradition soit entendue.

Plusieurs pays comme les États-Unis ou l’Australie ont imposé des restrictions sur l’utilisation des équipements 5G du groupe chinois, craignant pour la sécurité de leurs réseaux. Huawei a affirmé à de nombreuses reprises que ces craintes étaient infondées. Le Canada réfléchit lui aussi à des mesures de restrictions.

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