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Aleksandar Vucic : la Serbie au régime sec

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Le 7 janvier, il recevait de Moscou le prestigieux ordre d’Alexandre Nevski. Agé de bientôt 49 ans, deux fois marié et père de deux adolescents, le président serbe, Aleksandar Vucic, un corps immense omniprésent à la télévision, a l’élocution lente et le teint toujours fatigué. Cet enfant des barres d’immeubles de Novi Beograd, dans la banlieue de la capitale, est né d’une mère journaliste et d’un père économiste. Son adolescence, ce sont les dernières années de la Yougoslavie.

A 20 ans, il fréquente les hooligans de l’Etoile rouge de Belgrade, impliqués dans les émeutes lors d’un match de football à Zagreb, l’un des déclencheurs de la guerre de Croatie. Ces supporteurs violents s’organiseront bientôt en milices paramilitaires. Quatre ans plus tard, diplôme de droit en poche, il s’engage comme correspondant de guerre à Pale, en Bosnie-Herzégovine, le fief de Radovan Karadzic, le chef politique des séparatistes serbes.

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En 2014, lorsqu’il est élu Premier ministre, son mentor, le chef de l’extrême droite serbe Vojislav Seselj, condamné par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, dira de lui qu’il avait été «un excellent ministre de l’Information» à moins de 30 ans, sous Milosevic, pendant la guerre du Kosovo, tout en ajoutant : «Ce grand nationaliste est aujourd’hui un vassal des puissances occidentales.»

Raz-de-marée

La métamorphose «proeuropéenne» s’opère en 2008 : Aleksandar Vucic et Tomislav Nikolic fondent le Parti progressiste de Serbie. Tomislav Nikolic remporte la présidentielle de 2012 et Aleksandar Vucic, après avoir rongé son frein sur les bancs de l’opposition, devient vice-président du Parlement. Les perdants sont laminés et ce raz-de-marée électoral l’installe durablement au pouvoir, où il applique des mesures ultralibérales. Deux ans après, il devient Premier ministre et, en 2017, président de la République.

A Bruxelles, il jongle entre l’Est et l’Ouest et fait traîner avec son homologue kosovar Hashim Thaçi les négociations de normalisation des relations entre les deux pays, qu’il avait lui-même portées devant l’Europe. Les crises s’accumulent. A Belgrade, en 2016, des manifestations éclatent suite à des scandales de corruption visant son entourage. Un an plus tard, une nouvelle vague de protestations émerge «contre la dictature et pour des élections libres».

Criminels

Une autre affaire lui colle à la peau : le 16 janvier 2018, Oliver Ivanovic, le dirigeant de l’opposition serbe dans le nord du Kosovo, l’ancienne province autoproclamée indépendante en 2008, dix ans après un conflit sanglant, était assassiné devant les locaux de son parti. Depuis, l’enquête piétine. Cet adversaire du président Vucic, à qui il reprochait de protéger les milieux criminels serbes qui contrôlent la région, se savait menacé. Les manifestants qui disent «non à la violence» réclament la vérité sur sa mort. Une marche est prévue mercredi à Belgrade. Le lendemain, la Serbie accueillera le président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine.


Philippe Bertinchamps correspondant à Belgrade

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Tanzanie et Ouganda cherchent le financement pour leur projet commun d’oléoduc.

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Les projets pétroliers et oléoducs entre la Tanzanie et l’Ouganda figureront en tête des transactions d’infrastructures de cette année dans la région, mais ces pays doivent d’abord trouver un financement.

La Tanzanie et l’Ouganda recherchent un financement de plus de 6.1milliards d’euros pour ces projets, indique un nouveau rapport de Debtwire, un service de renseignement qui effectue des recherches et établit des rapports sur les situations d’endettement des entreprises.

Selon le nouveau rapport sur financement des projets africains de Debtwire pour 2019, les secteurs du pétrole et des infrastructures sont les plus susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs et des financiers cette année.

La Tanzanie devrait être en tête des transactions d’infrastructure avec le projet de pipeline de pétrole brut pour l’Afrique de l’Est, dont le budget est de 3 milliards d’euros. Stanbic Bank Uganda, le principal donneur d’un prêt de 2.2 milliards d’euros, a déclaré s’attendre à ce que l’accord soit conclu en juin.

Le solde de 881 millions d’euros devrait provenir des actionnaires sous forme de capitaux propres. En novembre 2018, l’Ouganda a annoncé son intention de conclure un accord financier pour l’oléoduc commun avec la Tanzanie d’ici la mi-2019, ouvrant la voie à sa construction après des mois de retards au cours desquels Kampala a révisé ses calendriers de production de pétrole.

L’Ouganda a découvert des réserves de pétrole brut il y a plus de 10 ans, mais la production a été retardée à plusieurs reprises par des désaccords avec les opérateurs sur le terrain concernant la fiscalité et la stratégie de développement. Un manque d’infrastructures telles qu’un pipeline et une raffinerie ont également freiné la production.

“Nous examinons maintenant l’année 2022 pour notre première production à partir des blocs Kingfisher et Tilenga”, a déclaré le 20 février la ministre de l’énergie de l’Ouganda, Mme Irene Muloni à l’agence Reuters, en marge de la conférence Petrotech à New Delhi.

Les sociétés chinoise CNOOC et française Total et Tullow Oil ont des intérêts dans ces deux domaines. CNOOC est l’opérateur du bloc Kingfisher tandis que Total dirige l’exploration à Tilenga.

«Nous nous préparons pour la production. Nous devons construire un pipeline pour les exportations et une raffinerie pour ajouter de la valeur. Donc, à moins que ces deux projets ne soient terminés, nous ne pouvons pas commencer la production », a déclaré Mme Muloni.

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Le Niger recherche 60 milliards francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

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Le Niger envisage de mobiliser sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, une enveloppe de 60 milliards de francs CFA pour financer une partie de son programme d’investissement 2019. Appuyé par BICI Bourse du groupe BNP Paribas, le pays ouest-africain lance l’emprunt « TPNE 6,50% 2019-2026 ».

Le Niger prévoit une sortie sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agira d’un emprunt dénommé « TPNE 6,50% 2019-2026 » qui porte sur 6.000.000 obligations de 10.000 francs CFA chacune. Conformément au tableau d’amortissement, les obligations rapporteront un intérêt annuel de 650 francs CFA et le premier coupon sera payé un an après la date de jouissance ou le premier jour ouvré suivant si ce jour n’est pas un jour ouvré. L’opération se déroulera du 25 février au 25 mars 2019.

D’après la note d’information relative à cette opération, le Niger bénéficiera de l’appui de BICI Bourse du groupe BNP Paribas. La note  a indique aussi que l’opération vise à mobiliser 60 milliards de francs CFA destinés à soutenir le Programme d’Investissement 2019 du pays.

Une croissance de 7 % en moyenne annuelle d’ici 2024

Pour amener les souscripteurs à s’intéresser à son emprunt obligataire, le Niger a dû présenter des arguments économiques. La note d’information indique que l’économie nigérienne a enregistré une croissance de 5,2% l’an dernier contre 4,9% enregistré un an plus tôt. Cette croissance a été imputée aux bonnes performances des secteurs primaire et tertiaire. Le pays s’attend à une croissance économique d’environ 7% en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années. Cette performance serait portée par les efforts de réforme structurelle du gouvernement nigérien ainsi que plusieurs grands projets d’investissement mis en place.

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Zimbabwe : un atelier de chaussures atypique

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Au Zimbabwe, nous découvrons une usine de fabrique de chaussures qui résiste à la fermeture en dépit de la crise économique actuelle.

C’est au milieu d’usines désaffectées à Bulawayo au Zimbabwe, que Courteney poursuit ses activités artisanales. L’entreprise de fabrique de chaussures emplois à plein temps 14 personnes toutes des hommes.

Ses atouts, une main d‘œuvre qualifiée et un savoir faire artisanal qui la démarque des autres entreprises. Ses produits, essentiellement destinés aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Afrique du Sud, sont vendus coûtent de 140 à 500 dollars américains la paire.

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