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Santé

Atteinte de la maladie d’Alzheimer à 39 ans

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La femme du secteur de Saint-Romuald connaissait bien la maladie neurodégénérative avant que le diagnostic tombe en juin, puisque son père a aussi été atteint d’alzheimer à un âge précoce.

Et ce ne fut pas une grande surprise. Il y a 11 ans, quelques jours avant la mort de son père, un neurologue avait annoncé à Sandra Demontigny qu’elle avait 50 % de risques d’en souffrir.

« J’ai comme eu un trois ou quatre mois de panique intense […] un moment donné, ça finit par se calmer », se souvient celle qui est porte-parole de la Fédération québécoise des sociétés alzheimer.

Ce moment fatidique a changé sa façon de voir la vie. « Mes actions étaient souvent orientées vers ça. Moi, quand je veux faire quelque chose, je le fais », raconte la mère de trois enfants.

Sandra Demontigny a donc beaucoup voyagé, en plus de travailler à l’étranger avec sa famille.

Le savoir ou pas?

Avant de se faire confirmer la triste nouvelle en juin dernier, les médecins lui avaient déjà proposé un test de dépistage pour vérifier si son frère et elle portaient le gène responsable de la maladie.

« Mon frère voulait faire le dépistage et moi je ne voulais pas. Qu’est-ce que je vais faire avec ça de toute façon? », souligne-t-elle.

Je profite du temps que j’ai là et après ça, on verra. Finalement, le diagnostic est tombé il y a quelques mois.

Sandra Demontigny

Ensuite, les mois ont passé et elle a eu l’impression de perdre quelques facultés.

« J’ai l’impression que je deviens de moins en moins intelligente », se disait-elle. C’est aussi l’impression qu’elle avait alors qu’elle étudiait à l’Université Laval au deuxième cycle.

« Quand j’essayais d’apprendre des choses qui étaient quand même dans mon domaine, en santé, j’avais l’impression que ça glissait dans ma tête. »

« J’avais même l’impression d’être décalée par rapport aux autres collègues qui étaient aussi dans le même métier que moi. J’avais l’impression qu’ils parlaient un autre niveau de langue », ajoute-t-elle.

Le diagnostic

Une série d’oublis ont précédé son diagnostic. L’épisode le plus marquant est celui des bottes. Sandra Demontigny ne reconnaissait plus ses propres bottes qu’elle avait laissées dans son entrée.

Même si son entourage lui confirmait qu’il s’agissait bel et bien de ses bottes, ce n’est que le lendemain matin qu’elle a fini par reconnaître qu’elles lui appartenaient.

En plus d’avoir de mauvais résultats à l’université, elle a aussi oublié d’aller chercher son fils à l’école. « Il m’a appelé et j’ai fini par aller le chercher, mais j’étais rendue chez nous », raconte-t-elle.

Écrire pour ventiler

Afin de ventiler un peu et de partager son histoire, elle a créé son blogue sur une page Facebook. « Au moins, ça va sortir, et s’il y a du monde qui le lit, tant mieux. »

Elle avait d’ailleurs cherché une page sur l’alzheimer précoce, mais sans succès.

« De voir que des gens me répondent, m’encouragent […] il y a des gens qui m’écrivent, parce qu’ils ont des gens atteints dans leur famille, et on échange là dessus, et il y a des proches aidants. C’est un espace qui me permet d’en parler. »

Mourir

Sandra Demontigny a arrêté de se faire du souci avec sa maladie quand elle a décidé qu’elle ne voulait pas vivre les derniers moments. Elle va un jour demander l’aide à mourir pour « partir dignement ».

« On dirait que je me suis mise à être plus légère. Si c’est ça, ça sera ça. Ma position est maintenue et ma famille est au courant. »

« La fin fin fin de la maladie est très difficile pour la personne qui le vit, et pour les gens autour. Et je pense qu’il y a moyen de partir dans un moment plus digne […] de dire au revoir à mes proches en étant là et positivement », termine-t-elle.

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Santé

Le vaccin contre l’influenza plus efficace cette année

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En dépit de l’activité grippale qui bat son plein au pays, le virus semble moins virulent cette année que l’année dernière en raison notamment d’un vaccin particulièrement efficace.

7 personnes sur 10 sont vraiment très protégées, c’est un avantage.

Richard Fachehoun, médecin au CISSS de la Côte-Nord

Le deuxième élément qui explique cette efficacité du vaccin, c’est que le type d’influenza qui circule est couvert par le vaccin, explique Richard Fachehoun, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive au CISSS de la Côte-Nord. Il s’agit de surcroît d’un type d’influenza qui n’est pas considéré donner des éclosions dans les milieux de vie.

Une campagne de vaccination plus ciblée

Un autre facteur peut avoir un effet sur le nombre d’hospitalisations en lien avec la grippe.

Cette année, le ministère de la Santé, à la suite des recommandations de l’Institut national de recherche scientifique, a mis l’accent sur la vaccination de groupes particuliers.

La campagne de vaccination vise principalement :

  • les enfants de 6 à 17 mois qui ont des maladies chroniques;
  • les femmes enceintes aux 2e et 3e trimestres;
  • les adultes souffrant de maladie chronique;
  • les personnes âgées de plus de 75 ans.

Bien que la campagne de vaccination ne vise plus les personnes de 60 à 74 ans et les bébés de 6 à 23 mois, comme c’était le cas l’an passé, le ministère de la Santé continue tout de même à offrir gratuitement le vaccin à ce segment de la population.

Trop tôt pour un bilan

Selon le rapport hebdomadaire de l’Agence de la santé publique du Canada, la grippe a causé 56 décès au pays en date du 19 février. De ce nombre, moins de dix décès ont eu lieu chez des enfants.

Il est encore trop tôt cependant pour faire le bilan de l’activité grippale au pays étant donné que la saison n’est pas encore terminée.

Avec les informations d’Isabelle Damphousse

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Santé

Le CISSS de Chaudière-Appalaches, une « Entreprise en santé Élite »

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Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, la direction de l’établissement a mis en place des mesures pour offrir un meilleur milieu de travail afin d’attirer les travailleurs et, surtout, de les retenir.

Le CISSS a consulté ses employés pour améliorer ses pratiques de gestion, favoriser de saines habitudes de vie et améliorer l’environnement de travail.

« Dans le contexte actuel du marché de l’emploi, à titre de plus grand employeur de Chaudière-Appalaches, il est important que notre personnel soit en bonne santé physique et psychologique afin qu’à son tour, il puisse être pleinement disponible à prendre soin de la santé et du bien-être des citoyens de la région », commente la direction du CISSS de Chaudière-Appalaches

Il s’agit du premier CISSS ou CIUSSS au Québec à recevoir cette certification décernée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ).

La certification est en vigueur pour une durée de trois ans.

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Santé

Trop de temps devant les écrans nuit au développement des enfants, selon une étude

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Selon l’étude publiée dans la revue médicale JAMA Pediatrics, une durée excessive passée devant les écrans explique pourquoi un enfant sur quatre au Canada commence ses années scolaires avec un déficit.

Notre étude montre que les enfants d’âge préscolaire qui passent trop de temps devant un écran […] font partie de ceux qui présentent des retards et des déficits d’apprentissage à leur entrée à l’école à l’âge de 5 ans

Sheri Madigan, chercheuse et professeure Université de Calgary

Les auteurs de l’étude mentionnent qu’il ne faut pas passer trop de temps devant la télévision, mais aussi devant tout autre appareil connecté à Internet, les jeux vidéo ou les autres supports numériques comme les tablettes ou les téléphones cellulaires.

2500 foyers sondés

Selon la chercheuse et professeure de l’Université de Calgary Sheri Madigan, l’étude a examiné la combinaison entre le temps passé devant un écran et le développement à la petite enfance dans 2500 foyers albertains entre 2011 et 2016. Les familles devaient indiquer le nombre d’heures passées devant des écrans par les enfants.

Les chercheurs ont déterminé que les enfants avaient passé en moyenne 2,4 heures par jour devant un écran à l’âge de 2 ans, 3,6 heures par jour à l’âge de 3 ans et 1,6 heure par jour à l’âge de 5 ans.

Un père tient une tablette électronique et la montre à sa fille. Trop de temps d’écran nuit au développement des enfants. Photo : iStock

Ces durées dépassent les recommandations de la Société canadienne de pédiatrie, qui suggère de limiter le temps d’écran à une heure par jour pour les enfants de 2 à 5 ans et conseille de privilégier les programmes de haute qualité axés sur l’apprentissage et le développement.

Selon l’étude, les enfants passant trop de temps devant un écran ne parviennent pas à atteindre les cibles de développement de langage et de communication, de résolution de problèmes et de motricité.

« Ce qui distingue notre étude de celles réalisées précédemment sur le sujet est que nous avons examiné l’impact à long terme du temps passé devant un écran, comment le temps passé devant un écran à l’âge de 2 ans a un effet sur le développement à 5 ans », explique Sheri Madigan, qui est aussi la titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les déterminants du développement des enfants.

Nos résultats montrent qu’une des raisons possibles des disparités en matière d’apprentissage et de comportement à l’entrée à l’école est que certains enfants sont trop souvent devant leur écran pendant leur petite enfance.

Sheri Madigan, chercheuse et coauteure de l’étude

Elle ajoute que les enfants ne font plus assez d’activité physique en raison de toutes les heures qu’ils passent devant des tablettes ou la télévision et qu’ils ne développent pas les habiletés motrices nécessaires pour courir, faire du vélo ou jouer au ballon. Les interactions primordiales avec les parents sont aussi réduites, selon l’étude.

« Lorsqu’ils sont devant des écrans, ces interactions entre parents et enfants ne se produisent pas, ce qui peut retarder ou empêcher le développement des enfants », précise Sheri Madigan.

Deux fillettes rient et jouent avec une tablette.Deux fillettes jouent avec une tablette. Photo : iStock / maximkabb

Une solution facile

La coauteure de l’étude, Suzanne Tough, qui est professeure dans les départements de pédiatrie et de sciences de la santé communautaire à l’Université de Calgary, dit qu’il est facile pour les parents d’asseoir les enfants devant la télévision.

« La plupart des familles vivent dans une maison avec un appareil connecté à Internet et avec de nombreux écrans », explique-t-elle.

Notre génération est de plus en plus pressée et occupée. L’accès facile à des écrans représente une solution perçue comme étant inoffensive pour occuper les enfants.

Suzanne Tough, professeure et coauteure de l’étude

Sheri Madigan et Suzanne Tough souhaitent que les parents prennent conscience de l’impact du temps passé devant des écrans et imposent à leurs enfants une durée maximale devant les écrans.

Elles proposent aussi de créer des zones sans écrans, dans la cuisine par exemple, pour pouvoir faire des repas en famille.

Quant aux parents qui savent que leurs jeunes enfants passent ou ont passé trop de temps devant un écran, Sheri Madigan souligne qu’il est toujours temps pour eux de s’adapter.

« Les cerveaux des enfants se développent durant l’enfance, mais également après. Alors il est encore temps d’apporter des changements », conclut-elle.

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