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Pour recruter, les services secrets misent sur les jeux d’agent

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Chaque vendredi (ou presque), chronique des jeux de pouvoir et de l’art de la guerre dans le cyberespace.

«Votre mission: identifier les terroristes, les localiser et déjouer leurs plans, peut-on lire sur la page d’accueil du site Israelneedsu.com («Israël a besoin de vous»). Vos tâches vous ont été transmises via le système sécurisé.» Invité à endosser le rôle de l’«agent spécial A», le joueur est censé partir sur la piste de «Septembre blanc», un groupe financé par l’Iran et le Hezbollah libanais, qui a annoncé son intention de mener une attaque de grande ampleur sur le sol israélien.

Passé le sas d’entrée, qui réclame d’examiner une carte Google pour trouver un mot de passe, on comprend vite en découvrant les épreuves – recherche de failles dans un circuit électrique, rétro ingénierie logicielle (l’étude du fonctionnement d’un programme pour en comprendre la conception), analyse de signaux radio… – que le public visé n’est pas exactement celui des gamers ordinaires. Et pour cause : ce «Shabak Challenge» a été mis en ligne le 3 décembre par le Shin Bet (ou Shabak), le service de renseignement intérieur de l’Etat hébreu. Selon le Jerusalem Post, il avait attiré huit jours plus tard près d’un demi-million de curieux, et été résolu par 34 personnes.

«Can You Crack It?»

Si le milieu de la sécurité informatique connaît depuis longtemps ce genre de compétition – pas de grande convention de hackers sans son jeu de «capture du drapeau» («Capture The Flag», ou CTF, en VO) –, les «challenges cyber» sont aussi devenus, ces dernières années, un moyen pour les services secrets de tenter d’attirer vers leurs divisions dédiées au renseignement technique des profils à très fortes compétences, dont le recrutement fait l’objet d’une concurrence acharnée. Le Shin Bet en est à la seconde édition de son Shabak Challenge ; le Mossad (le renseignement extérieur israélien) fait de même depuis 2016. Au Royaume-Uni, le GCHQ, le service de renseignement électronique, avait mis en ligne fin 2011 un défi intitulé «Can You Crack It?» pour «toucher des gens qui n’auraient pas forcément vu [ses] campagnes de recrutement traditionnelles», et a renouvelé l’expérience deux ans plus tard.

A lire aussi : De YouTube au «Bureau des légendes», images du «cyber» à la DGSE

En France, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) cible plus particulièrement les élèves ingénieurs : cette année, elle a coorganisé le concours inter-écoles Tracs (pour Tournoi de renseignement et d’analyse de CentraleSupélec), dont elle a conçu les épreuves. Mais la «ludification» de l’espionnage est aussi affaire d’image dans le grand public… et d’éveil précoce des vocations. Depuis 2015, l’agence du boulevard Mortier parraine le concours de cryptologie Alkindi, destiné aux classes de seconde, troisième et quatrième, dans l’objectif affiché de montrer qu’elle «cherche à recruter des jeunes gens talentueux dans les domaines de l’informatique et des mathématiques».

«Mystère le plus profond du Web»

Reste un secret jamais percé : celui du mystérieux groupe Cicada 3301. De 2012 à 2014, celui-ci a mis en ligne trois jeux de piste à base de cryptographie et de stéganographie (l’art de camoufler un message dans un autre, par exemple dans une image), mâtinés de références à l’occultiste anglais Aleister Crowley ou au graveur néerlandais Escher, spécialiste des perspectives impossibles. Le «mystère le plus profond du Web», selon le magazine Rolling Stone, a évidemment donné lieu à toutes les spéculations. D’aucuns ont soupçonné la NSA, la CIA ou le MI6 (le renseignement extérieur britannique) d’être à la manœuvre ; d’autres y voient la main de «hacktivistes» ; d’autres encore celle d’une secte, ou d’un groupe cybercriminel… A ce jour, Cicada 3301 est toujours une énigme, mais l’expérience a fait des émules : en 2014, la marine américaine s’en est ouvertement inspirée.


Amaelle Guiton

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Tanzanie et Ouganda cherchent le financement pour leur projet commun d’oléoduc.

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Les projets pétroliers et oléoducs entre la Tanzanie et l’Ouganda figureront en tête des transactions d’infrastructures de cette année dans la région, mais ces pays doivent d’abord trouver un financement.

La Tanzanie et l’Ouganda recherchent un financement de plus de 6.1milliards d’euros pour ces projets, indique un nouveau rapport de Debtwire, un service de renseignement qui effectue des recherches et établit des rapports sur les situations d’endettement des entreprises.

Selon le nouveau rapport sur financement des projets africains de Debtwire pour 2019, les secteurs du pétrole et des infrastructures sont les plus susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs et des financiers cette année.

La Tanzanie devrait être en tête des transactions d’infrastructure avec le projet de pipeline de pétrole brut pour l’Afrique de l’Est, dont le budget est de 3 milliards d’euros. Stanbic Bank Uganda, le principal donneur d’un prêt de 2.2 milliards d’euros, a déclaré s’attendre à ce que l’accord soit conclu en juin.

Le solde de 881 millions d’euros devrait provenir des actionnaires sous forme de capitaux propres. En novembre 2018, l’Ouganda a annoncé son intention de conclure un accord financier pour l’oléoduc commun avec la Tanzanie d’ici la mi-2019, ouvrant la voie à sa construction après des mois de retards au cours desquels Kampala a révisé ses calendriers de production de pétrole.

L’Ouganda a découvert des réserves de pétrole brut il y a plus de 10 ans, mais la production a été retardée à plusieurs reprises par des désaccords avec les opérateurs sur le terrain concernant la fiscalité et la stratégie de développement. Un manque d’infrastructures telles qu’un pipeline et une raffinerie ont également freiné la production.

“Nous examinons maintenant l’année 2022 pour notre première production à partir des blocs Kingfisher et Tilenga”, a déclaré le 20 février la ministre de l’énergie de l’Ouganda, Mme Irene Muloni à l’agence Reuters, en marge de la conférence Petrotech à New Delhi.

Les sociétés chinoise CNOOC et française Total et Tullow Oil ont des intérêts dans ces deux domaines. CNOOC est l’opérateur du bloc Kingfisher tandis que Total dirige l’exploration à Tilenga.

«Nous nous préparons pour la production. Nous devons construire un pipeline pour les exportations et une raffinerie pour ajouter de la valeur. Donc, à moins que ces deux projets ne soient terminés, nous ne pouvons pas commencer la production », a déclaré Mme Muloni.

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Le Niger recherche 60 milliards francs CFA sur le marché financier de l’UEMOA

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Le Niger envisage de mobiliser sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, une enveloppe de 60 milliards de francs CFA pour financer une partie de son programme d’investissement 2019. Appuyé par BICI Bourse du groupe BNP Paribas, le pays ouest-africain lance l’emprunt « TPNE 6,50% 2019-2026 ».

Le Niger prévoit une sortie sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agira d’un emprunt dénommé « TPNE 6,50% 2019-2026 » qui porte sur 6.000.000 obligations de 10.000 francs CFA chacune. Conformément au tableau d’amortissement, les obligations rapporteront un intérêt annuel de 650 francs CFA et le premier coupon sera payé un an après la date de jouissance ou le premier jour ouvré suivant si ce jour n’est pas un jour ouvré. L’opération se déroulera du 25 février au 25 mars 2019.

D’après la note d’information relative à cette opération, le Niger bénéficiera de l’appui de BICI Bourse du groupe BNP Paribas. La note  a indique aussi que l’opération vise à mobiliser 60 milliards de francs CFA destinés à soutenir le Programme d’Investissement 2019 du pays.

Une croissance de 7 % en moyenne annuelle d’ici 2024

Pour amener les souscripteurs à s’intéresser à son emprunt obligataire, le Niger a dû présenter des arguments économiques. La note d’information indique que l’économie nigérienne a enregistré une croissance de 5,2% l’an dernier contre 4,9% enregistré un an plus tôt. Cette croissance a été imputée aux bonnes performances des secteurs primaire et tertiaire. Le pays s’attend à une croissance économique d’environ 7% en moyenne annuelle au cours des cinq prochaines années. Cette performance serait portée par les efforts de réforme structurelle du gouvernement nigérien ainsi que plusieurs grands projets d’investissement mis en place.

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Zimbabwe : un atelier de chaussures atypique

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Au Zimbabwe, nous découvrons une usine de fabrique de chaussures qui résiste à la fermeture en dépit de la crise économique actuelle.

C’est au milieu d’usines désaffectées à Bulawayo au Zimbabwe, que Courteney poursuit ses activités artisanales. L’entreprise de fabrique de chaussures emplois à plein temps 14 personnes toutes des hommes.

Ses atouts, une main d‘œuvre qualifiée et un savoir faire artisanal qui la démarque des autres entreprises. Ses produits, essentiellement destinés aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Afrique du Sud, sont vendus coûtent de 140 à 500 dollars américains la paire.

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