Connect with us

Arts et Spectacles

Patrice Godin : jouer le méchant Yanick Dubeau dans District 31 perturbe sa vie

Editor

Published

on

Alerte aux divulgâcheurs : si vous n’avez pas vu le dernier épisode avant les Fêtes de District 31, ne continuez pas la lecture de cet article.

Quand le sergent-détective psychopathe Yanick Dubeau a dévoilé son côté très sombre, il a préféré arrêter de lire les commentaires sur les réseaux sociaux. Car dans la série, le policier séquestre pendant trois ans une prostituée dans son sous-sol, pour ensuite assassiner cette jeune femme qui porte son enfant.

« Quand les gens font la distinction entre l’acteur et le personnage, je n’ai pas de problème, mais parfois, dans le flot de commentaires, ça devient flou. Il ne faut pas le prendre personnellement, mais j’aime mieux ne pas aller les lire, car les gens déversent leur colère. Les gens qui m’abordent dans la rue, c’est différent. Ils aiment détester le personnage, et je sens bien qu’ils parlent du personnage, et non de moi. C’est une distinction qu’ils font et qu’il faut faire », constate Patrice Godin.

Ce sont des rôles qu’on joue. Anthony Hopkins n’est pas Hannibal Lecter [dans Le silence des agneaux] et je ne suis pas Yanick Dubeau. Je ne le serai jamais.

Patrice Godin

Cependant, Patrice Godin avoue que jouer le rôle d’un méchant est une nouvelle expérience pour lui. « En général, j’ai toujours joué des personnages que les gens aimaient. Là, les gens détestent mon personnage. Et c’est plus troublant, mais c’est ça le rôle et j’adore l’interpréter. Le personnage n’a pas fini de faire jaser », ajoute-t-il.

D’ailleurs, Patrice Godin – à qui l’on a parlé avant la diffusion du dernier épisode de la mi-saison – se doutait bien que les téléspectateurs allaient fortement réagir, puisque Yanick Dubeau tue Charlène Baribeau (Sophie Desmarais) et invite Amélie Bérubé (Charlotte Legault) à venir chez lui pour la protéger. « Je pense que les gens vont être un peu bouche bée. »

Un rôle qui l’empêche de dormir

Jouer Yanick Dubeau a même tenu Patrick Godin éveillé la nuit. « C’est un rôle magnifique et extraordinaire, mais très troublant. Dans les dernières semaines de tournage, j’ai fait un peu d’insomnie. On va dans des zones inhabituelles. C’est un personnage à la limite malfaisant, manipulateur, très loin de moi. C’est probablement le personnage le plus éloigné de qui je suis que j’ai eu à jouer. Parfois, je me réveillais la nuit et j’y pensais », raconte-t-il.

L'acteur sur le plateau des ÉchangistesPatrice Godin Photo : Radio-Canada / Mathieu Valiquette

Il ne savait pas l’ampleur du secret du personnage

Lorsque Patrice Godin a obtenu le rôle de Yanick Dubeau, il ne connaissait pas son côté sombre. « J’ai su que c’était un psychopathe alors que j’avais commencé à tourner. Quand j’ai auditionné, c’était pour un sergent détective qui était là pour remplacer Patrick Bissonnette (Vincent-Guillaume Otis). On m’avait dit que c’était un bon policier, un bon enquêteur qui avait un secret dans son passé, des blessures, mais le secret à ce point-là, je ne le savais pas », raconte-t-il.

Pour lui, il est certain que Yanick Dubeau est un excellent sergent-détective. « D’ailleurs, pour cacher ce qu’il a réussi à cacher pendant autant d’années, ça prend quand même un certain talent. »

Patrice Godin pose les mains croisés en fixant la caméra. Le sergent-détective Yannick Dubeau est incarné par Patrice Godin. Photo : Radio-Canada

Le comédien ajoute qu’il a vraiment cru à une histoire d’amour entre Yanick Dubeau et Charlène Baribeau. « Luc [Dionne] me fera peut-être mentir, mais je pense que Yanick l’aimait. Sauf qu’il était coincé, puis il n’acceptait pas qu’elle soit enceinte de lui. Il n’y avait pas d’issue à cette histoire-là. Et voilà, c’est la façon de Yanick Dubeau de régler le problème. On peut croire qu’il est sincère et honnête à certains moments. Mais quand on voit ce qui arrive à Charlène, on peut s’imaginer que le rapprochement avec Amélie ne sera pas simple. »

Patrice Godin est conscient que son temps est compté comme sergent-détective, même s’il ne sait pas ce qui attend Yanick Dubeau. « Je ne prévois pas de rester encore très longtemps, c’est moi qui parle, je n’ai pas plus d’information, mais je vais m’ennuyer. Je ne pourrais pas être sergent-détective pendant quatre ou cinq ans au poste 31. Les téléspectateurs savent ce que Yanick a fait. Il a un double visage, donc on ne lui fait plus confiance. Mais bon, je n’ai même pas les réponses à ces questions », conclut le comédien.

Source link

قالب وردپرس

Arts et Spectacles

«A cause des filles..?», cœurs à marée basse

Editor

Published

on

By

Bonheur de retrouver le meilleur Pascal Thomas. On en suivait le talent intermittent depuis sa dernière œuvre majeure, la Dilettante (1999), et la fâcherie fâcheuse avec Jacques Lourcelles, son scénariste attitré (et le critique essentiel que l’on sait). Le revoici, le cinéaste fantasque de la communauté improbable, du phalanstère éphémère, de la réunion étoilée. Réunion de groupe qui fort heureusement n’excédera pas le temps du film, de ses histoires entremêlées, en une dispersion, après la chanson finale, évitant à des figures aimables parce que singulières de se rabougrir en classe moyenne recroquevillée, corps en bloc cocardier, esprit de clocher. Le temps d’un voyage, d’un mariage, d’une saison de jeunesse ou de vacances entre amis, des personnages sont regroupés pour une occasion un peu oiseuse, pour une coexistence vaille que vaille qu’il faut bien égayer, et qui ne trouvent rien à faire d’autre que de raconter des histoires, que de se (la) raconter un peu. Et puis s’en vont.

Ragots. A cause des filles..? reprend la trame d’un précédent film de 1981 de Pascal Thomas, Celles qu’on n’a pas eues, dans lequel un petit groupe improvisé d’hommes (et une femme) coincés dans un compartiment de train, le temps du trajet, se remémoraient leurs meilleurs échecs amoureux à tour de rôle. Le principe est ici identique : à tire-d’aile et à tour de rôle – sur fond étale du bassin d’Arcachon, ses cieux changeants et ses puissantes nuances de gris, tout au long d’un festin gêné et arrosé – se déploie le récit à tiroirs de déconvenues amoureuses, un film à sketchs si l’on veut, comme certaines comédies italiennes ou les Buñuel tardifs (type le Fantôme de la liberté ou le Charme discret de la bourgeoisie), à cause de cette construction en historiettes et saynètes s’enfonçant toujours plus loin dans le fantastique. Et la satire bourgeoise.

L’occasion oiseuse ici : un mariage est célébré qui tourne au fiasco. Le marié s’enfuit avec une femme mystérieuse en décapotable et foulard de soie venue le cueillir à la sortie de l’église. La mariée et tous les convives se retrouvent attablés en bord de mer dans une ambiance à marée basse, au pied d’un phare, à gober des huîtres et à boire du blanc en patientant pour un improbable retour du «noceur» échappé. Autour des tables et des goélands, dans le faux embarras général et les ragots divertis, chacun y va de sa petite histoire indirecte, sa confession quant aux surprises de l’amour. Bonnes, mauvaises, les loupés du cœur, toujours. Les dupés de l’aventure rocambolesque se suivent sans se ressembler, entre pure farce (l’épisode hilarant du faux peintre et de la vraie muse, du Tartuffe dans une leçon de littérature leste, du cambriolage par des Musidora encagoulées en cours d’adultère ficelé) et poésie décalée «éromystique» – bel épisode de la maîtresse du veuf pervers, ou du vieil homme et la mort. Parfois, on se croirait chez Mocky, ou chez Brisseau.

Punition. On est bien chez Pascal Thomas. La libre gratuité de ce cinéma en fait le charme insigne, tant c’est devenu saugrenu. Comme il y a encore Mocky et Brisseau, donc, comme il y avait Jacques Rozier, perdu de vue depuis Fifi Martingale (2001), comme il y a Joseph Morder et comme il y a Pierre Léon, subsiste ce cinéma des «quatre coins» (comme le jeu). Chacun dans son coin, tous échangent et échappent à leur poste, se relaient au centre, la solitude en punition. Ce mercredi, c’est Pascal Thomas qui s’y colle, remontant sur les planches de son théâtre français, avec ses acteurs fendards, cinéma de la classe moyenne et des ridicules des hommes aspirant à une communauté inavouable, de filles et de garçons, telle une troupe qu’on emmènerait partout avec soi. Pour montrer quoi ? Par exemple : le geste insolite et drôle, et beau, d’attraper une mouche dans la chambre d’une morte.


Camille Nevers

A cause des filles..? de Pascal Thomas avec François Morel, José Garcia, Rossy de Palma, Audrey Fleurot, Pierre Richard… 1 h 40.

Source link

قالب وردپرس

Continue Reading

Arts et Spectacles

Norah Jones s’invite au 40 e Festival international de jazz de Montréal

Editor

Published

on

By

La célèbre auteure-compositrice-interprète américaine Norah Jones présentera un spectacle le 27 juin prochain dans la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, dans le cadre du 40e Festival international de jazz de Montréal (FIJM).

L’artiste a annoncé lundi une nouvelle série de concerts en tournée nord-américaine, qui débute le 18 juin à Pittsburgh, au Massachusetts, et qui inclut un arrêt au FIJM. Les billets seront en vente le 1er février à 10 h.

Norah Jones a vendu plus de 50 millions d’albums en carrière, et remporté neuf prix Grammy, dont le prix du « meilleur nouvel artiste », en plus d’avoir été récipiendaire de deux prix « enregistrement de l’année » et deux fois « album de l’année ».

En novembre dernier, le festival avait dévoilé une bonne partie des artistes invités à jouer dans la métropole cet été, qui inclut la chanteuse et musicienne Melody Gardot, la légende de la guitare jazz George Benson, l’ensemble de musiciens Pink Martini, la pianiste et compositrice montréalaise Alexandra Stréliski et la diva jazz Dianne Reeves.

Le Festival international de jazz de Montréal se déroulera du 27 juin au 6 juillet 2019.

Source link

قالب وردپرس

Continue Reading

Arts et Spectacles

Lac-Mégantic et Netflix : Ottawa demande le retrait des images et une compensation

Editor

Published

on

By

Les députés ont approuvé la motion présentée par le néo-démocrate Pierre Nantel concernant ces séquences vidéo que l’on voit notamment dans le très populaire film Bird Box.

La Chambre demande que Netflix « retire de son catalogue de fiction toute image de la tragédie de Lac-Mégantic » et « compense financièrement la communauté de Lac-Mégantic pour avoir utilisé ces images à des fins de divertissement ».

Au bureau du ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, on a affirmé mardi soir que l’on comprenait « parfaitement la consternation des Méganticois face à l’utilisation des images de la tragédie ».

Il est « désolant de voir Netflix utiliser ces images » et « l’entreprise devrait [les] retirer », a-t-on ajouté.

Des excuses de Netflix

L’utilisation des images de la catastrophe ferroviaire survenue en juillet 2013 a suscité l’indignation, notamment celle de la ministre de la Culture du Québec, Nathalie Roy. Elle avait ainsi écrit à l’entreprise pour lui demander de procéder à leur retrait.

La société n’a pas accédé à cette demande, mais dans une lettre envoyée la semaine dernière à la ministre, Netflix a présenté ses excuses et promis de faire mieux à l’avenir.

Dans cette missive, la directrice des politiques publiques chez Netflix, Corie Wright, a assuré avoir présenté ses excuses directement à la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin.

L’entreprise de diffusion de contenu en ligne a argué que l’utilisation d’images d’archives constituait une pratique courante et répandue dans l’industrie du cinéma et de la télévision.

Source link

قالب وردپرس

Continue Reading

Chat

Trending